Benoît Trépied

Antropologue et historien, Chargé de recherche au CNRS – IRIS

Benoît Trépied, anthropologue et historien, est chargé de recherche au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS, UMR 8156). Ses recherches portent sur les relations raciales et le legs colonial en Nouvelle-Calédonie ainsi que sur les enjeux contemporains de la décolonisation dans le Pacifique et l’outre-mer français. Il a notamment publié Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (Karthala, 2010) et co-dirigé avec Christine Demmer La coutume kanak dans l’État. Perspectives coloniales et postcoloniales sur la Nouvelle-Calédonie (L’Harmattan, 2017). Il a également coordonné les dossiers « Outre-mers indigènes » (Genèses, n°91, 2013, avec Stéphanie Guyon), « The Politics of Urban Indigeneity » (City and Society, n°28-1, 2016, avec Natacha Gagné) et « Justices ultramarines » (Ethnologie française, n°169, 2018, avec Natacha Gagné et Stéphanie Guyon). Il est actuellement co-directeur de la revue Genèses. Sciences sociales et histoire.

Ses publications sur AOC

vendredi 09 .11

Analyse

Nouvelle-Calédonie : un référendum qui ne clôt pas la lutte pour l’indépendance

par Benoît Trépied

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » À cette question posée le dimanche 4 novembre 2018, les électeurs calédoniens ont répondu par la négative, mais dans une proportion nettement moins importante qu’annoncée. Pour les Kanak indépendantistes à qui l’on prédisait une déroute, cette défaite suscite paradoxalement un immense espoir en vue du prochain référendum de 2020. Retour sur un scrutin historique dans un « Caillou » au destin colonial et postcolonial décidément unique.