Fariba Adelkhah

Anthropologue, Directrice de recherche à Sciences Po-CERI

Fariba Adelkhah est anthropologue, directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politique, au Centre d’études et de recherche internationales (CERI) à SciencesPo Paris. Elle a obtenu son doctorat en anthropologie à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) en 1989. Elle est également membre des comités scientifiques de Iranian Studies et de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée. Ses recherches portent sur l’anthropologie sociale et l’anthropologie politique de l’Iran post-révolutionnaire, concernant la famille, les milieux d’affaires, la jeunesse et les femmes. Elle s’intéresse aussi à l’anthropologie des réseaux religieux et marchands transnationaux entre l’Iran et l’Afghanistan, et à l’anthropologie du voyage (migration, études, contrebande, exil). Elle est auteur, notamment, d’Être moderne en Iran, Paris, Karthala, 2006 (1998) et Les Mille et une frontières de l’Iran, Paris, Karthala, 2012.

Ses publications sur AOC

lundi 18 .02

Analyse

Une autre face de la République islamique d’Iran

par Fariba Adelkhah

Politique et sociale, plutôt que religieuse, la révolution de 1979 a débouché en Iran sur l’instauration d’une République islamique. Reposant simultanément sur la légitimité du suffrage universel et sur la légitimité islamique, elle a pourtant rapidement fait prévaloir la raison d’État. Dépeindre la République islamique d’Iran au prisme des relations entre sphères publique et privée, profondément transformées par la révolution et l’institutionnalisation du régime, permet de dresser le portrait kaléidoscopique d’un régime quadragénaire dont on a déjà maintes fois prédit la fin prochaine.

vendredi 26 .01

Analyse

Iran : de la crise de la famille à la crise politique ?

par Fariba Adelkhah

La République islamique semble prise dans un effet de ciseaux. Depuis sa naissance, elle a fait de la famille le principal pilier de sa stabilité et de sa légitimité. Mais la crise de cette dernière menace maintenant de l’ébranler.