George Saunders

Écrivain

Né au Texas en 1958, George Saunders fait des études de géophysique. Tout juste diplômé, il part travailler à Sumatra pour l’industrie pétrolière pendant un an et demi. Tombé malade, il revient aux États-Unis et, inspiré par Kerouac, enchaîne les petits jobs. En 1986, il retourne à l’université, à Syracuse, pour étudier les arts et les lettres. Il y rencontre sa femme – ils se marient très vite et ont deux filles, en 1988 et 1990. Pour faire vivre sa famille, il travaille jusqu’en 1995 comme rédacteur pour des firmes pharmaceutiques et environnementales. Ses trois premiers romans restent inachevés. Mais commence une relation féconde avec le New Yorker, dans lequel il publie « Offloading for Mrs. Schwartz » en 1992. (Cf. son site personnel.)

Depuis, il consacre sa vie à l’écriture et à l’enseignement du creative writing à Syracuse. En français, il a publié les recueils de nouvelles Grandeur et décadence d’un parc d’attractions (Gallimard, 2001), Pastoralia (Gallimard, 2004), Dix décembre (L’Olivier, 2015). En 2017, il reçoit le Man Booker Prize pour son roman Lincoln au Bardo.

Ce roman est traduit chez Fayard (janvier 2019) par Pierre Demarty. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé d’anglais, il commence une thèse à Columbia en 2001. Il l’interromt au bout de 2 ans et revient en France pour devenir éditeur de littérature étrangère. Il entame en parallèle une carrière de traducteur (Joan Didion, J.K. Rowling, Paul Harding, William Vollmann…).

Ses publications sur AOC

dimanche 23 .12

Fiction

Lincoln au Bardo

par George Saunders

On connaissait le chagrin d’Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis, lors de la mort de son fils. On imagine moins comment le petit Willie, 11 ans, a été accueilli au Bardo, cette sorte de purgatoire tibétain. George Saunders, dont on appréciait les nouvelles et dont on découvrira à la rentrée Lincoln au Bardo (Fayard), son premier roman couronné du Man Booker Prize 2017, met en orchestration une compagnie de fantômes et âmes errantes aussi farcesque que tragique, en pleine Guerre de Sécession. Un roman théâtral et choral, qui emprunte la technique du collage de citations – et dont AOC donne les premières pages aujourd’hui.