Gérard Mauger

Sociologue, Directeur de recherche émérite au CNRS

Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS-Paris I). Ses recherches actuelles concernent, pour l’essentiel, les classes populaires, la sociologie de Pierre Bourdieu, les classes sociales (et, en particulier, les classes populaires), les rapports entre sociologie et littérature. Il a récemment publié : Âges et générations, Paris, ÉditionsLa Découverte, 2015 ; Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs, Villeurbanne, Presses de l’ENSSIB, 2016 (avec Paul Gaudric et Xavier Zunigo) ; Les Classes populaires et le FN. Explications de votes, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant, 2016 (codir. avec Willy Pelletier) ; Une Génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée, Paris, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2017 (codir. avec Stéphane Beaud). Dernier ouvrage paru : Repères (II) pour résister à l’idéologie dominante, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant, 2018.

Contact : <gerard.mauger@cnr.fr>

Ses publications sur AOC

mercredi 05 .12

Analyse

De l’illisibilité du champ politique

par Gérard Mauger

S’il est une chose que vient, entre autres, souligner le mouvement des Gilets Jaunes, c’est que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été perçue par tous comme le « bouleversement politique » qu’y ont vu les éditorialistes. La déconfiture essuyée par les Républicains et le Parti Socialiste aux élections présidentielles témoigne toutefois d’un moment de redéfinition des schèmes de lecture de l’espace politique. Le mot de « populisme », comme la dénonciation de l’UMPS ou l’ambition macronienne d’incarner « et la droite et la gauche » ont contribué à faire advenir un champ politique désormais illisible.