Goliarda Sapienza

Écrivaine, Comédienne

Goliarda Sapienza (1924-1996) est née dans une famille socialiste anarchiste. Née à Catane, elle part vivre à Rome lorsqu’elle entre à l’Académie nationale d’art dramatique, à l’âge de 16 ans.

Elle publie de son vivant quatre romans formant un cycle autobiographique : Lettre ouverte et Le Fil de midi (parus chez Viviane Hamy en un volume : Le Fil d’une vie, 2008), L’Université de Rebibbia (Le Tripode, à paraître en janvier 2019), Les Certitudes du doute (Le Tripode, 2015). Et, post-mortem, de nombreux autres écrits.

C’est d’ailleurs après sa mort que cette écrivaine, poète, dramaturge, comédienne, actrice de cinéma, connaîtra la reconnaissance, en France en particulier avec le succès de la traduction de L’Art de la joie (Viviane Hamy, 2005 ; Le Tripode, 2016), roman paru en Italie dans sa version intégrale (Einaudi, 2008) grâce à son deuxième mari, Angelo Pellegrino.

Ses publications sur AOC

dimanche 02 .12

Fiction

Carnets

par Goliarda Sapienza

En 1976, Goliarda Sapienza a terminé L’Art de la joie, le roman de la débordante Modesta, qui la fera connaître, hélàs, post-mortem. Elle entame alors la rédaction de son journal, entreprise de 20 ans, jusqu’à sa mort, soit près de 8 000 pages de carnets qui ne nous parviennent qu’aujourd’hui (traduits par Nathalie Castagné pour Le Tripode). Ses amis, ses livres, son ex-mari Citto, Angelo, son deuxième mari (et éditeur de ses œuvres), Luchino Visconti, sa précarité financière… c’est l’Italie des années 1970 vue par une femme artiste, féministe, affranchie des postures et carcans.
Après la série estivale dédiée à la littérature étrangère de la rentrée de septembre, AOC inaugure avec cette grande auteure italienne une nouvelle série en avant-goût de la rentrée de l’hiver. 40 ans après l’écriture de ces pages datées de janvier 1979.