Yaël Hirsch

Critique

Diplômée de l’IEP de Paris où elle a soutenu sa thèse sur la question de la conversion religieuse et enseigné une vingtaine de cours depuis 2004, Yaël Hirsch est aussi journaliste et fondatrice du magazine toutelaculture.com. Elle est l’auteure de Rester Juif ? paru en 2014 chez Perrin.

Ses publications sur AOC

mardi 22 .10

Critique

Feel good ou le surréalisme tendre de Thomas Gunzig

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Soyez prévenus, le titre est ironique : Feel Good est un roman qui s’acharne sur les candeurs d’Alice et de Tom, dont Thomas Gunzig dépeint avec tendresse les ratés et les désespoirs. Adepte d’un humour noir acéré, l’auteur, avec le regard décalé, drôle et humaniste qui le caractérise, n’hésite pas à faire ployer ses deux personnages principaux, qui, tel le roseau, plient mais ne rompent jamais.

vendredi 08 .02

Critique

Il Primo Omicidio : Castellucci et Jacobs aux origines de la violence

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Après le Moses und Aaron de Schönberg qui a beaucoup fait parler de son taureau sur la scène de l’Opéra Bastille (2015) et une Jeanne au Bûcher de Honegger qui finissait nue sur la scène de l’Opéra de Lyon (2017), Romeo Castelucci poursuit son travail de mise en scène d’opéra et d’exégèse par les images à travers la figure de Caïn. Avec René Jacobs à la direction du B’Rock Orchestra, l’Opéra de Paris propose une interprétation de l’oratorio à six voix d’Alessandro Scarlatti, Il Primo Omicidio qui privilégie le double au simple, la métaphysique au sacré et la question de la représentation à celle de l’invention de la mort.

vendredi 12 .10

Critique

Pierre Sauvage, la caméra obstinée 

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Loin des conflits mémoriels autour de la Shoah, le documentariste Pierre Sauvage a écrit une œuvre à la première personne. Puisant dans sa mémoire familiale, son cinéma se nourrit de son héritage juif et de ses traumatismes. Mais le devoir de mémoire, si souvent sclérosant, ne l’empêche pas de construire une œuvre minutieuse et patiente, qui laisse toute leur place au détail et au temps long.

mercredi 28 .03

Critique

Nicolas Schöffer : réapparition d’un artiste cinétique majeur

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Inventeur du « spatiodynamisme », l’artiste cinétique Nicolas Schöffer a travaillé dans les années 60 et 70 avec de grands moyens industriels fournis par Philips ou Renault et créé main dans la main avec Claude Parent, Maurice Béjart, Pierre Henri ou Carolyn Carlson. Comment expliquer que son œuvre ait soudainement disparu de nos radars ? Avant d’enfin réapparaître ces jours-ci au LAM de Villeneuve d’Asq dans le cadre d’une grande exposition exposition.