Marc Porée

Professeur de littérature anglaise, École Normale Supérieure (Ulm)

Marc Porée est professeur de littérature anglaise à l’ENS Ulm. Romanticiste, traducteur (Byron, Conrad, De Quincey, Ann Radcliffe), il est aussi l’auteur d’études critiques sur Salman Rushdie, Kazuo Ishiguro, Hanif Kureishi, etc. Il a co-dirigé la traduction des Œuvres de fiction de Robert Louis Stevenson en trois volumes pour la Bibliothèque de la Pléiade et a récemment préfacé un volume d’écrits de Joseph Conrad chez le même éditeur. Il avait signé un article sur « La méthode Serres », dans le Cahier de l’Herne sur Michel Serres, en 2010.

Ses publications sur AOC

vendredi 27 .03
lundi 16 .03

Critique

Sillitoe retrouvé – relire Samedi soir, dimanche matin

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Dix ans après sa mort, Alan Sillitoe nous revient, plus libre et tonique que jamais. Son ouvrage culte, Samedi soir, dimanche matin, paru en 1958, ressort en français, excellemment traduit par Henri Delgove. D’une colère, d’une insoumission, l’autre : le moment semble aujourd’hui bien choisi pour relire un ouvrage qui annonçait mai 1968 et aura alimenté en ferments de contestation et occasions de clash l’ensemble de la scène culturelle.

jeudi 06 .02

Critique

Intelligence artificielle vs. intelligence romanesque — sur Une machine comme moi de Ian McEwan

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L’intelligence romanesque a-t-elle une chance de vaincre l’intelligence artificielle ? C’est le défi que relève Ian McEwan dans son dernier roman Une machine comme moi. Se démarquant de l’angoisse généralisée autour de la question robotique, l’écrivain britannique oriente plutôt sa réflexion au prisme de l’intime, livrant ainsi le récit captivant de la rivalité affective entre un romancier et son androïde fraichement acquis.

mardi 27 .08
lundi 08 .07

Opinion

Le Nuage de la fin du monde : Ruskin et l’écologie politique

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Le monde Anglo-Saxon célèbre cette année les 200 ans de la naissance de John Ruskin, écrivain et critique d’art britannique. Protestant foncièrement protestataire, celui dont la pensée a influencé celles d’Elinor Oström, Gandhi ou encore William Morris, pose les bases d’une « écologie politique ». À l’heure du dérèglement climatique, il n’est pas mauvais de redécouvrir le penseur de l’entail, ces biens (comme notre planète) dont nous avons la responsabilité, légués à nous pour le meilleur, mais que nous léguerons pour le pire.