Mircea Cărtărescu

Ecrivain, Poète, critique littéraire

Mircea Cărtărescu (1956) est né en Roumanie. Auteur de près de 30 livres, lauréat de diverses distinctions dont le prix Thomas-Mann (Allemagne) et le prix Formentor de las Letras (Espagne) en 2018, il est considéré comme l’écrivain roumain le plus important de sa génération et un intellectuel progressiste reconnu unanimement.

Il enseigne la littérature roumaine à l’université de Bucarest.

En France, son œuvre a été publiée, depuis 1992 et Le Rêve (Climats), chez divers éditeurs. Le dernier en date, avant Solénoïde (Éditions Noir sur Blanc, août 2019) est La Nostalgie, publié chez P.O.L. en 2017. Signalons aussi Orbitor (Denoël, 1999), L’Œil en feu (Orbitor II ; Denoël, 2005 ; Gallimard, « Folio Science-Fiction », 2002), L’Aile tatouée (Orbitor III ; Denoël, 2009).

Tout comme Solénoïde, ce dernier roman a été traduit par Laure Hinckel (1968), traductrice du roumain (Camil Petrescu, Cioran, Dan Lungu, Lucian Dan Teodorovici, Savatie Bastovoi, Simona Sora, Stefan Agopian, Matei Visniec…), après une carrière de reporter en Europe de l’Est.

Ses publications sur AOC

dimanche 14 .07

Fiction

Solénoïde

par Mircea Cărtărescu

« Je veux écrire un compte rendu de mes anomalies. Dans ma vie obscure en marge de l’histoire (…) il s’est passé des choses qui d’ordinaire n’arrivent pas, ni dans la vie ni dans les livres. » Serait-ce à cause du champ magnétique créé par le solénoïde, énorme bobine de 9 mètres de diamètre inventée par un obscur physicien, qui ne marcha pourtant jamais, et que cet inventeur original enterra dans les fondations de sa maison. Avant de vendre celle-ci au narrateur. Il n’y a pas que des échos de Rousseau dans ce journal d’un homme hanté par le mystère de l’existence, de la vie organique, de la normalité. Borges ou Kafka rôdent non loin. Voici les deux premiers chapitres de ce chef-d’œuvre du grand écrivain roumain Mircea Cărtărescu, traduit par Laure Hinckel et à paraître aux éditions Noir sur Blanc.