LGBT+ en Amérique : la déchéance de citoyenneté
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a considérablement réduit les droits des lesbiennes, des gays et, surtout, des personnes transgenres, intersexes et non-binaires. Le 20 janvier 2025, jour de son investiture, il révoque les décrets de l’administration Biden destinés à combattre les discriminations et à promouvoir l’égalité sur la base de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle.

Il signe un décret (executive order 14168) qu’il intitule « Défense des femmes contre l’extrémisme de l’idéologie du genre et rétablissement de la vérité biologique dans le gouvernement fédéral ». Ce décret impose aux instances fédérales de ne reconnaître que le « sexe biologique » (état civil, accès aux toilettes publiques, etc.) et d’interrompre tout soutien à « l’affirmation de genre ». Le texte saisit également le procureur général pour qu’il fasse des propositions en vue de limiter la portée de l’arrêt de la Cour suprême qui avait protégé l’identité de genre et l’orientation sexuelle contre les discriminations sur la base de la catégorie de « sexe » telle qu’inscrite dans le titre 7 de la loi sur les droits civiques de 1964 (Bostock v. Clayton County, 15 juin 2020).
Les 20 et 21 janvier, le président Trump adopte, coup sur coup, deux décrets qui mettent un terme aux politiques de diversité et coupent les financements des centres communautaires LGBT+, notamment les programmes destinés à la lutte contre le VIH. Le 27 janvier 2025, Donald Trump signe un nouvel executive order (14183) qui organise le bannissement des personnes transidentitaires de l’armée. Le lendemain, un autre décret (executive order 14187) entend lutter contre les « mutilations médicamenteuses et chirurgicales » des enfants (personnes de moins de 19 ans selon le texte), euphémisme qui désigne la transition de genre. Le 5 février, l’executive order 14201 prévoit un plan d’action pour empêcher les femmes transgenres (désignées comme « hommes » dans le texte) de participer aux compétition
