Fiction
Comment dire « je » avec les autres sans parler à leur place ?
par Gwenaëlle Aubry
« Mais le personnage, là, c’est vous, non ? » Il y a cette question cliché du journaliste à l’auteur.e de roman. Comme s’il l’on ne pouvait que parler de soi quand on écrit. Et donc, comme si, au fond, raconter l’histoire des autres revenait à les faire siennes. Dans la confession comme l’appropriation, il y a... « moi ». Gwenaëlle Aubry décolle le « moi » du « je » qui écrit, et propose une poétique de l’impersonnel, une politique du sujet. Sans oublier le réel.



