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Jair Bolsonaro : le dédain écologique

Sociologue

Jair Bolsonaro vient une nouvelle fois de s’illustrer en accusant l’acteur Leonardo DiCaprio d’avoir financé les incendies en Amazonie. Alors que le Brésil dispose de ressources naturelles extrêmement importantes, les décisions et les déclarations du très climatosceptique président brésilien l’éloignent chaque jour un peu plus du statut de puissance environnementale qu’il a un jour caressé.

En théorie politique, choisir de catégoriser un gouvernement comme étant d’extrême droite nécessite qu’il réponde à trois exigences, à savoir : un discours ultra-nationaliste avec une forte militarisation (dans le cas de Bolsonaro : implication directe avec ses milices, y compris un trafic de drogues dans un avion présidentiel et une forte suspicion dans la participation à l’assassinat de Marielle Franco, activiste féministe) ; un mépris total et récurrent à l’encontre des intellectuels, artistes et étudiants ; une hostilité grandissante et délibérée à l’encontre des minorités vulnérables (féministes, indigènes, LGBT, etc.).

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Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro se caractérise aussi par un anti-écologisme radical sans précédents. C’est, en grande partie (mais pas seulement), ce qui a donné lieu à de vives réactions d’activistes et de pays sensibles à son attitude plus que négligente à l’égard de l’Amazonie, comme aux désastres environnementaux causés par les barrages, etc...

Agripa Faria Alexandre

Sociologue, Professeur à l'Université fédérale de l'État de Rio de Janeiro