S’unir face au système bétonné
En pleine période électorale et avec un nouveau budget voté, la « crise » du logement – dont les enjeux s’opposent en fonction de qui en parle – est sur le devant de la scène et offre une énième excuse aux bétonneurs pour justifier de futures opérations immobilières qui bétonneront des terres. Parallèlement, l’ouest de la France fait face à des crues exceptionnelles et dramatiques. Conséquences directes du réchauffement climatique, ces inondations majeures de plus en plus fréquentes sont aussi les conséquences de l’agriculture intensive, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisation élaborés par le béton qui imperméabilise les sols.

Paradoxalement, le peu d’attention qui est porté à ce matériau et dans le même temps la place qui lui est donnée profite toujours aux mêmes dont le seul intérêt est le profit au détriment d’une justice sociale et environnementale. L’absence de politique globale et engagée se manifeste par des revirements incessants et des rétropédalages sur diverses réformes court-termistes. Peu de candidats et de partis politiques font preuve de courage politique face aux pressions du système bétonné et osent articuler ces sujets en élaborant des propositions durables pour faire face à ces deux « crises » : respecter le droit fondamental à un logement sans aggraver l’artificialisation des terres.
Matériau de la démesure, le béton construit des monstres de mégapoles et des projets d’infrastructures titanesques repoussant les limites de la terre, déviant des rivières, doublant des axes déjà existants, transperçant des montagnes et imperméabilisant des milliers d’hectares de terres. Ce que produit ce matériau, soi-disant local, est totalement hors sol en plus d’être antidémocratique. Alors que les civilisations se sont construites localement en pierre, en terre, en bois ; depuis un siècle, le béton de ciment armé – dont l’obsolescence est programmée – est devenu la meilleure solution constructive pour répondre aux besoins de domination du p
