Le design et l’ambition de faire œuvre commune
À l’approche de l’ouverture de la Galerie nationale du design à Saint-Étienne, annoncée le 10 juin prochain, l’équipe de pilotage s’est réunie à Paris le mardi 14 avril. Entourée de ses partenaires, issus des institutions culturelles françaises possédant des œuvres relevant de la pratique du design, cette rencontre a pris la forme d’un salon de recherche, initié par Civic City, institut de recherche critique en design fondé par le couple de sociologue et de designer, Vera et Ruedi Baur. Émergent alors de nombreuses questions autour de ce que doit être l’objet de design dans l’espace muséal, mais aussi comment rendre son histoire plus accessible alors qu’il nous accompagne dans chacun de nos gestes au quotidien.

La création d’un nouveau lieu dédié au design s’inscrit dans l’histoire industrielle de la ville de Saint-Étienne, héritière de la Manufacture nationale des armes et des cycles. Ces anciens bâtiments, progressivement réhabilités, accueilleront cette « galerie d’innovation », souhaitée depuis l’époque de Jacques Beauffet[1], conservateur et ancien directeur du Musée d’art moderne stéphanois, dans un contexte d’effervescence, à la suite de la première édition de la Biennale du Design en 1998.
L’ambition de ce projet est de créer un espace d’exposition, une galerie non pas un musée, pour combler l’absence d’un lieu exclusivement dédié au design de façon permanente, réparti ici sur environ 1 000 mètres carrés, en trois espaces. Si le design est bien présent dans les institutions muséales françaises à travers des départements dédiés, et associés à des musées pluridisciplinaires, comme les arts décoratifs, l’art moderne et contemporain, il n’existe pas, à ce jour en France, de musée essentiellement dédié au design, contrairement à d’autres pays voisins, comme la Belgique[2] et l’Angleterre[3].
Pour l’imaginer et le concevoir, l’équipe de la galerie a sollicité le personnel scientifique des musées nationaux mais également des professionnels du monde du des
