Hantavirus : une crise médiatique post-covid ?
Le 2 mai 2026, le verdict est tombé. Les passagers malades du navire de croisière MV Hondius ont contracté l’hantavirus. Les déboires du bateau vont être suivis en direct partout dans le monde. Un nouveau virus fait subitement son apparition dans l’espace médiatique planétaire. Pourquoi un tel emballement ?

Le parallèle s’impose. L’histoire rappelle tristement l’un des épisodes les plus commentés du début de la crise covid, six ans plus tôt. À l’époque, un autre bateau de croisière, le Diamond Princess, abritait un cluster de covid-19. La proximité et les espaces clos allait faire flamber le nombre de cas. Les médias étaient en gestion de crise, anticipant une pandémie d’une ampleur sans précédent. Car personne ne savait alors comment le covid se propageait. Personne ne savait précisément la manière dont le covid infectait l’organisme et son risque de mortalité, alors que l’épidémie se répandait déjà partout dans le monde.
Le Diamond Princess fut également le symbole de la mondialisation, celle des flux touristiques, mais aussi celle des enjeux de santé publique. Avec ses touristes venus du monde entier, il incarnait une forme de globalisation qui allait transformer l’épidémie venue de Chine en pandémie planétaire, avec confinements à la clé. Les passagers du Diamond Princess furent donc parmi les premiers confinés. Personne ne voulait d’eux.
Le MV Hondius partage avec le Diamond ces caractéristiques. Les croisiéristes viennent de différents pays, notamment d’Europe, ils sont déjà passés dans de nombreux endroits. : l’Argentine, d’où est parti le cas zéro, puis dans des îles britanniques de l’Atlantique sud jusqu’à Sainte-Hélène.
Un premier défunt est à déplorer avant l’arrivée à Sainte-Hélène, mais personne ne sait alors qu’il s’agit de l’hantavirus. La femme du défunt débarque sur l’île. D’origine hollandaise, elle monte dans un avion pour l’Afrique du Sud. Elle ne pourra pas prendre sa correspondance. Son état, déjà bien altéré, fera que son embarquemen
