SMITH : « L’image naît d’un geste de soin »
À la fois réalisateur, photographe, metteur en scène et avant tout prospecteur, SMITH explore dans ses travaux les potentialités de l’image, de sa transmission et de la compréhension du monde qui nous entoure. « Ici grand ouvert » au MAC VAL marque un nouveau tournant dans son approche esthétique et plastique avec le regroupement de plusieurs séries de travaux depuis Désidération (2012-2017), Traum (2010-2014) ou encore les ensembles Dami (2022-2023).

Pensé en contrepoint de la rétrospective, l’artiste fait du musée francilien un véritable laboratoire d’un art « en train de se faire » et en cours d’exposition. Chercheur inépuisable à la rencontre des genres et des disciplines, SMITH propose des ensembles d’œuvres « curieuses » dans un environnement fluide qui s’approprie à la fois le langage de la science-fiction, des sciences sociales et de l’histoire du cinéma.
L’ensemble des œuvres présentées semblent être des artefacts de l’imaginaire ou, du moins, des images mentales donnant à voir autrement le monde qui nous entoure et qui se manifeste à nous. L’hybridation des disciplines comme des images semble sortir le spectateur de son rôle passif pour « nous exposer à quelque chose » et ainsi nous rapprocher d’un rôle de témoin dans l’exposition. Singulièrement, l’artiste s’extrait de la distinction sujet-objet telle que pensée traditionnellement dans notre relation au musée. Ouvrant le musée à la production d’œuvre, en installant temporairement un atelier dans l’institution vitriote, l’artiste met la structure en tension et de permettre, de nouveau, une redéfinition des rôles. L. G-D.
Pouvez-vous revenir sur la genèse de cette invitation au MAC VAL et sur les liens que celle-ci tisse avec votre pratique du « prendre soin » ? Comment avez-vous reçu cette proposition d’exposer à ce moment précis dans ce musée ?
Tout s’est mis en place petit à petit. L’invitation s’est faite en 2023. À ce moment-là, l’exposition était sur un format plus classique de trois mois e
