Des principes d’action pour la gauche
Nous connaissons le problème mais pas la solution. La crise écologique est bien là. Les climats autrefois tempérés, comme celui de la France, ne le sont plus. Partout dans le monde, les milieux naturels sont mis à mal, entraînant dégradation de la biodiversité, de la santé humaine et animale et de la qualité des sols. Le capitalisme mondial devenu société technicienne de plus en plus contraignante, consomme toujours plus de ressources naturelles et soumet les êtres humains à la technologie. L’attrition des ressources naturelles renforce le potentiel de conflits armés à travers le monde, et entraîne une reprise de la course mondiale aux armements.

La décroissance est nécessaire. Mais personne n’est capable de dire comment nous financerons les services publics de santé, d’éducation, ou les régimes de retraite dans une économie décroissante. Les pays en développement qui manquent d’à peu près tout pour satisfaire leurs besoins élémentaires, n’acceptent pas qu’on leur interdise de développer leur économie comme nous l’avons fait avant eux.
La crise est mondiale et n’aura de réponse efficace qu’à ce niveau, au travers d’un travail patient de diplomatie, lent et compliqué, sans raccourci possible. Il n’y a pas d’empire mondial et il n’y en aura pas. Pas plus que la construction du socialisme dans un seul pays n’était possible, il n’y aura de décroissance dans un seul pays, sauf peut-être là où l’économie s’effondrera.
Nos problèmes, complexes, ne seront pas résolus par une idée magique à laquelle personne n’aurait pensé jusque-là. C’est pourquoi nous proposons plutôt quelques principes permettant d’orienter l’action, et chemin faisant de trouver de nouvelles idées.
Reconnaître les limites de l’action politique
La longue histoire des promesses trahies a fait naître puis a renforcé la conviction que les responsables politiques mentent, sont incapables de résoudre les problèmes et que les programmes politiques sont inutiles.
La crédibilité des responsables politiqu
