Jean-François Collin

Haut fonctionnaire

Ancien élève de l’ENA, Jean-François Collin est conseiller maître à la Cour des comptes, il a notamment été secrétaire général du Ministère de la culture et de la communication, directeur général d’Eau de Paris, secrétaire général adjoint de la ville de Paris (chargé du budget), directeur de cabinet des ministres Louis Le Pensec, Dominique Voynet et Yves Cochet.

Ses publications sur AOC

mardi 17.11.20

Opinion

Que faire de nos indignations ?

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Pris dans un flux continu de violence, de réformes, de décisions que nous ne comprenons pas mais qui changent nos vies, il semble ne nous rester que l’indignation. Une simple énumération subjective et non-exhaustive des sujets qui nous ont occupés au cours des trois dernières semaines montre qu’il est impossible pour un citoyen dont ce n’est pas le métier, de suivre la vie publique autrement qu’à travers ses émotions. Pourtant, la somme de nos indignations ne fait ni un projet ni un programme permettant de nous rassembler vers des buts communs et il est urgent de tenter malgré tout quelques propositions.

jeudi 17.09.20

Analyse

Le fragile accord de relance européen

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Au cœur du discours d’Ursula Van der Leyen ce mercredi, le plan de relance signé en juillet par les pays de l’Union européenne est présenté comme un tournant historique. Certains enthousiastes ont cru y voir l’embryon d’un budget fédéral, voire un premier pas vers une Europe solidaire. Un examen précis révèle en réalité les inégalités qui perdurent entre les États, le recours au recettes habituelle, et au final un impact économique qui pourrait se révéler bien faible.

vendredi 29.05.20

Opinion

À propos du questionnaire proposé par Bruno Latour 

par

Le 30 mars dernier, Bruno Latour proposait dans AOC d’« imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise » en répondant à une série de questions. Mais l’échelle individuelle est-elle la plus appropriée pour penser le monde de demain ? Et un questionnement individuel est-il un renouvellement de la démocratie ou une régression ? Enfin l’autorité, qui a toutes les chances de s’imposer comme le véritable arbitre, pourrait bien être encore une fois l’économie et ce seront les intérêts des plus faibles, qui ne sont pas nécessairement les moins utiles, comme nous l’avons brutalement constaté ces dernières semaines, qui seront frappés de plein fouet.