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IA, les enjeux d’un changement de société

Informaticien, Spécialiste d’intelligence artificielle

« La France ne doit pas rater le train de l’Intelligence artificielle », c’est avec cette affirmation que le président Emmanuel Macron a présenté le 28 mars un grand plan national suivant les recommandations du député et mathématicien Cédric Villani. L’enjeu est de taille, il touche à la souveraineté de chacun sur ses données, et de tous face à la montée en puissance d’acteurs à la puissance financière considérable

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À l’entrée, le public avait été filtré : il fallait présenter une invitation nominale. Pourtant, l’amphithéâtre du Collège de France était à son comble ; et l’on n’y comptait, outre de nombreux parlementaires, outre le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, outre la ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche en Allemagne, Anja Karliczek, outre le commissaire européen à la Recherche, à l’Innovation et à la Science, Carlos Moedas, pas moins de trois ministres de la République française en activité : le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovatio...

Jean-Gabriel Ganascia

Informaticien, Spécialiste d’intelligence artificielle, Professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie, Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6), Président du comité national d’éthique du CNRS