Jean Danet

Avocat, universitaire, Maître de conférences en Droit privé et Sciences criminelles à l'Université de Nantes et Avocat honoraire

Jean Danet est avocat honoraire et universitaire. Il a exercé principalement en droit pénal et droit économique agricole de 1979 à 2000 au Barreau de Nantes. Il a présidé le Syndicat des Avocats de France (1999-2000). Docteur en droit (1982, thèse « Droit et disciplines de production et de commercialisation en agriculture »), il est devenu maître de conférences en droit privé et sciences criminelles en 1995. Il est retraité depuis 2019.

À compter de 2000, ses travaux de recherche menés au sein du  Laboratoire Droit et Changement Social (DCS) (Nantes) ont porté sur le droit pénal et la Justice pénale. Auteur de très nombreuses publications (Justice pénale, le tournant, Gallimard folio, La réponse pénale, PUR, etc.) il a aussi participé à diverses commissions (notamment Commission Nadal sur le ministère public, Comité d’organisation de la conférence de consensus sur la récidive).

De 2015 à 2019, il fut membre du Conseil supérieur de la Magistrature au titre des personnalités extérieures, proposé par la présidence de la République et validé par les commissions des lois des deux assemblées. Ses collègues viennent de lui dédier un recueil d’articles « Les mots du droit, les choses de Justice » à paraître chez Dalloz (décembre 2020) auquel ont participé des avocats, des magistrats, et des universitaires, juristes ou sociologues.

Ses publications sur AOC

vendredi 23.10.20

Analyse

Réforme de la justice : de nombreuses questions, mais un débat impossible

par

Depuis l’ouverture d’une enquête administrative contre des procureurs du Parquet national financier, ordonnée par le ministre de la justice en septembre, les relations n’ont cessé de se dégrader entre les magistrats et Éric Dupond-Moretti. Les nombreux rebondissements, sur fond d’accusation d’entre-soi d’un côté, d’atteinte à l’indépendance de la justice de l’autre, ont toutefois masqué l’essentiel : la réforme du statut du parquet est devenue inéluctable. Il reste la tâche difficile de créer les conditions d’un débat démocratique apaisé.