C Critique

(Re)lire au temps du confinement

Confinement et coque de noix — sur Ian McEwan et Jean Pavans

Professeur de littérature anglaise

Au cœur de deux dispositifs littéraires distincts imaginés l’un par Ian McEwan et l’autre Jean Pavans, un scénario de « confinement » sans doute bien différent de celui que nous venons de traverser. Mais qui, via Shakespeare dans un cas et Baudelaire dans l’autre, éclaire d’une lueur ouvertement analytique les semaines qui viennent de s’écouler.

Variations bilingues autour d’une « coque de noix » : à partir de Shakespeare pour l’une, de Baudelaire pour l’autre. Autant la première s’affiche British en diable, humour noir et pastiche loufoque à la clef, autant la seconde se veut artiste et française, impeccablement française même. Chacune dans son ordre, elles tirent leur substance vive des textes, pièce, prose et poèmes, dont elles se nourrissent, très littéralement. Au cœur des dispositifs imaginés par Ian McEwan et Jean Pavans, un scénario de « confinement » sans doute bien distinct de celui que nous connaissons aujourd’hui. Mais qui éclaire d’une lueur ouvertement analytique le présent qui est le nôtre.

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À tout seigneur tout honneur. Shakespeare, pour commencer donc. Après tout il a sur le poète français un avantage, l’antériorité chronologique, mais aussi un privilège, celui de l’âge, auquel on doit le respect. Et du Barde d’Avon, quelle œuvre respect...

Marc Porée

Professeur de littérature anglaise, École Normale Supérieure (Ulm)