Rediffusion

Résister aux séismes – sur En éclaireur de Yoko Tawada

Écrivain

De multiples indices laissent deviner, dans la catastrophe qui sert de toile de fond au nouveau roman de Yoko Tawada, le désastre de Fukushima, si prégnant qu’il a suscité au Japon un genre littéraire à part entière. En éclaireur emprunte les codes de la dystopie pour décrire un archipel replié sur lui-même, où la vie des jeunes se raccourcit brutalement quand celle des aînés s’allonge toujours plus. Rediffusion d’un article du 20 février 2023

Que, du côté de Fukushima, aujourd’hui, soit plus de dix ans après la catastrophe qui a touché le Tôhoku, rien ne soit vraiment réglé, on le sait bien si on le dit peu.

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En Europe, en tout cas. La récente flambée des prix du gaz, du pétrole et de l’électricité nous a conduits au quasi-consensus que l’on constate désormais dans l’opinion en faveur de l’énergie atomique.

S’il dispose de quelques arguments économiques, stratégiques et même écologiques dont il peut raisonnablement se prévaloir, ce consensus a cependant pour conséquence – et ce n’est pas rien – que le problème de la sécurité des installations nucléaires est totalement laissé de côté. Ou plutôt : on feint qu’il ne se pose pas, faisant comme si ce qui s’était passé au Japon, chez nous, n’arriverait pas. Et du coup, on préfère ignorer également de quel choix technique, politique et sociétal est aussi solidaire l’option du nucléaire.

Le point de vue, au Japon, on s’en doute, est plutôt différent. Le débat continue dont nous ne sommes que lointainement informés. Et il concerne notamment les intellectuels, les écrivains et les artistes, les romanciers, les philosophes et les poètes. La triple catastrophe qui frappa le pays (le séisme que suivit le tsunami qui lui-même causa l’accident nucléaire dont les effets dureront durant des décennies, pendant des siècles), naturellement, n’a laissé aucun d’eux indifférent.

« Mais il y a eu Fukushima… »

Le cas le plus exemplaire – et le moins méconnu en Occident – est certainement celui de Kenzaburô Oé, prix Nobel de littérature et, de très longue date, militant de la cause anti-nucléaire – comme le prouvent certains de ses romans et plusieurs de ses essais (notamment Notes de Hiroshima, livre vieux de plus d’un demi-siècle[1]). Afin de protester contre la reprise par notre pays des essais de l’arme atomique dans le Pacifique, – c’était en 1995, soit cinquante ans après le double bombardement qui dévasta Hiroshima et Nagasaki – il avait provisoirement rompu tout commerce avec la France.

À cette occasion, on s’en souvient peut-être, certains de nos écrivains (à commencer par le grand Claude Simon) se déshonorèrent quelque peu en faisant patriotiquement l’éloge de notre force de dissuasion et en imputant la critique que lui adressaient certains écrivains japonais à un nationalisme nippon dont Oé pourtant, cible de l’extrême droite impérialiste, fut toujours l’un des adversaires les plus courageux et les plus exposés.

Depuis, en dépit des nombreux ouvrages qu’il avait continué à écrire, Oé laissait volontiers entendre qu’il avait dit adieu à la littérature et s’était plus ou moins retiré de la scène. Fukushima, comme il l’a lui-même expliqué, l’a tiré de sa réserve et sorti de son relatif silence : « Jusqu’à présent, expliquait-il en 2012, j’ai déclaré à plusieurs reprises que je n’écrirais plus de romans (et puis, au bout de quelques années, je me remettais à écrire) mais cette fois, vraiment, j’avais le sentiment d’avoir achevé le dernier livre d’un romancier arrivé au bout de sa vie d’écrivain. Mais il y a eu Fukushima…[2] »

Pourtant, Oé n’est certainement pas seul. Nombreux sont les intellectuels japonais qui, comme lui, ont immédiatement considéré que la catastrophe frappant le pays exigeait d’eux une prise de position. De cette réaction – qui constitua comme une réplique au désastre ; à tous les sens que l’on donne en français à ce mot : la réplique par laquelle se répète un séisme, la réplique par laquelle on répond à une situation[3] – on a pu se faire en France une idée assez vite grâce à Cécile Sakai et Corinne Quentin, deux des meilleurs spécialistes de la littérature japonaise d’aujourd’hui. Avec L’Archipel des séismes. Écrits du Japon après le 11 mars 2011, elles ont rassemblé une remarquable anthologie de textes témoignant de la manière dont les Japonais tentaient de penser alors l’événement[4]. Mais l’ouvrage a paru il y a plus de dix ans maintenant.

Soutenue le 9 décembre dernier à l’Université Paris Cité et sous la direction de la même Cécile Sakai, la thèse d’une jeune chercheuse japonaise, Fumiko Sugie – thèse qui devrait se trouver prochainement disponible – permet au lecteur français de prendre connaissance des développements récents d’un débat toujours en cours[5]. Elle porte sur l’œuvre du romancier Furukawa Hideo. Celui-ci n’a pas consacré moins de vingt livres à Fukushima et à ses effets – dont Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente, le seul de ces livres pour l’instant à avoir été traduit en français. Mais, dans sa première partie, la thèse fait précieusement le point sur toutes les questions qui concernent le traitement littéraire de l’événement.

La première de ces questions porte sur le nom même qu’il convient de lui donner. La dénomination officielle le désigne comme la « Grande catastrophe de l’Est du Japon » (Higashi Nihon daishinsai). L’usage s’est plutôt imposé de recourir aux trois chiffres qui en marquent la date : « 311 » ou encore « 3.1.1 », rapprochant par analogie le drame du 11 mars (san ichi ichi) de celui du 11 septembre (nine eleven). Mais aucune solution n’apparaît comme véritablement satisfaisante.

« Triple catastrophe » conviendrait certainement mieux – de façon à ne pas effacer le souvenir des victimes que firent d’abord le séisme et puis le tsunami. Car parler seulement d’« accident  nucléaire » (genpatsu jiko) résume le désastre à la seule submersion de la centrale de Fukushima et réduit celle-ci à un dysfonctionnement exceptionnel, temporaire, et à ce titre susceptible de faire l’objet d’une solution, d’une réparation de sorte que tout rentre bientôt dans l’ordre.

Quant à suggérer un parallèle entre le 11 mars et le 11 septembre, il va de soi que le Japon n’a certainement pas été la victime d’une attaque terroriste comme celle qui abattit aux États-Unis les deux tours du World Trade Center – même si la responsabilité humaine n’en reste pas moins engagée dans la mesure où l’« accident », s’il eût des causes naturelles, ne fut possible qu’en raison de l’imprévoyance coupable de ceux qui conçurent et mirent en œuvre le programme nucléaire nippon. Surtout, donner au désastre sa date pour nom revient à suggérer qu’il appartiendrait désormais au passé. Furukawa l’écrit : « J’éprouve de la réticence à résumer la catastrophe du Japon que nous nommons le ‘grand séisme de l’Est du Japon’ par le chiffre 311. Parce que l’accident nucléaire continue au-delà de cette date[6]. »

De la « littérature post-catastrophe »

Quels que soient le nom qu’on lui donne et la signification qui s’y trouve attachée, la triple catastrophe a entraîné la naissance au Japon de ce qu’il faut bien appeler un « genre » littéraire – à propos duquel on n’a pas manqué également de se demander comment il convenait de le baptiser. Sans que l’expression échappe à la critique que formulait Furukawa, on parle en général de « littérature post-catastrophe » (shinsaigo bungaku) selon les termes choisis par Saeko Kimura et qui donnent son titre à la grande étude, inédite en français, que la critique a précocement consacrée à un phénomène dont on peine ici à mesurer l’ampleur[7].

Dans la bibliographie – pourtant sélective – où elle recense les romans inspirés par Fukushima, en plus de ceux de Furukawa, Fumiko Sugie compte près de quarante titres, dont moins d’une dizaine a fait l’objet d’une traduction en anglais ou en français, et ceci bien que quelques-uns d’entre eux soient signés d’auteurs importants et déjà bien connus des lecteurs occidentaux comme Yoshikichi Furui, Natsuki Ikezawa ou Yukô Tsushima.

Écrire (faire de la littérature) sur un pareil drame ne va pas sans polémiques. Et c’est tout l’intérêt de la thèse de Fumiko Sugie que de nous fournir quelques clés à ce propos. Trois questions, principalement, se posent qui font s’affronter entre eux les auteurs japonais.

La première porte sur le point de savoir qui se trouve en droit de témoigner de la catastrophe et l’idée est parfois défendue que seules les victimes du drame, ceux qu’on appelle les « personnes directement concernées » (tôjisha), disposeraient pour ce faire de l’autorité indispensable.

La deuxième conduit à s’interroger sur la visée qu’il importe de conférer à la littérature de la catastrophe, se demandant si elle doit servir ou non la sacro-sainte cause de la résilience (ce que, à titre personnel, j’ai pris depuis longtemps l’habitude d’appeler : la « religion de la résilience ») et elle se trouve bien résumée dans le titre dubitatif que le critique Kazumiki Chiba a donné à un essai récent, non traduit en français, La littérature contemporaine peut-elle soulager les blessures du désastre ? Le choc du 11 mars et la mélancolie[8].

La troisième concerne la forme littéraire que de tels livres doivent prendre et s’il leur faut revêtir celle du témoignage ou du roman, de la poésie ou de l’essai ; disons de la « non-fiction » ou de la « fiction » pour employer des dénominations qui nous sont désormais familières. Et il est inutile, sans doute, de souligner à quel point, aussi nouvelles qu’elles soient en raison de l’événement presque sans précédent qui les suscite, ces trois questions ont également un air de « déjà-vu » car, au fond et en dépit des différences, les polémiques actuelles, avec les mêmes arguments, reprennent celles qui portèrent sur le droit de la littérature à témoigner d’Auschwitz ou d’Hiroshima et auxquelles restent associés les noms de Primo Levi, de Theodor Adorno ou de Günther Anders.

Un livre qui résiste aux séismes

Toutes ces questions, l’œuvre de Yoko Tawada les pose également. Et elle le fait d’une manière qui devrait susciter notre intérêt le plus vif. Romancière et poète, avec cette particularité qu’elle compose son œuvre tantôt dans sa langue maternelle, le japonais, et tantôt en allemand, dans la langue de son pays d’adoption, Tawada compte peut-être au nombre des principaux écrivains d’aujourd’hui, certainement des plus singuliers.

Les lecteurs français l’ont découverte il y a une vingtaine d’années déjà avec de très beaux livres étranges comme Opium pour Ovide ou Train de nuit avec suspects[9]. Elle composa son Journal des jours tremblants au lendemain même du désastre qu’elle ne vécut que de loin, suivant, hypnotisée et impuissante, les images qui, comme à nous, sans qu’elle puisse prétendre compter au nombre des tôjisha, lui parvenaient et se succédaient sur l’écran de son téléviseur. Ce que vaut la littérature confrontée à la catastrophe, ce qu’il en est du témoignage impossible et pourtant indispensable que les « rescapés » doivent porter au nom des « naufragés » – pour reprendre les mots fameux de Primo Levi –, elle n’a pas pu ne pas se le demander.

Il faut citer ici ces quelques lignes du Journal des jours tremblants où Tawada évoque le message que lui a adressé l’un de ses amis : « Après ces catastrophes, certains livres sont soudain devenus pour lui inintéressants, sans qu’il puisse dire pourquoi. Il a commencé à dresser une liste de livres “résistants aux séismes”, c’est-à-dire des livres qui gardent leur valeur au-delà des catastrophes[10]. »

Qu’est-ce qu’un livre qui résiste aux séismes ? La question est bien là. Journal des jours tremblants la pose et y répond déjà. Le nouveau livre de Tawada, En éclaireur, la reprend et y apporte une seconde réponse. Mais elle est très différente de la première, opposée ou complémentaire. Là où Journal des jours tremblants, rédigé en allemand mais selon la forme proprement japonaise du « nikki », relevait de la « non-fiction », En éclaireur, composé en japonais mais selon un modèle qui paraitra faussement familier au lecteur européen, prend le parti de la « fiction ».  Il s’agit en effet d’une dystopie, conforme aux codes du genre qu’illustra notamment Orwell mais dont on sait quelle place lui accorde depuis longtemps la culture populaire à travers le manga ou l’anime.

L’action se situe au Japon et elle se déroule dans un futur indéterminé, quelques décennies sans doute après une catastrophe qui n’est jamais directement évoquée mais en laquelle toutes sortes d’indices invitent à reconnaître le désastre de Fukushima. Dans un monde mis sens dessus dessous, d’étranges métamorphoses s’opèrent et la réalité s’altère. La modification la plus singulière a pour effet d’allonger interminablement la vie des plus âgés – condamnés ainsi à la douleur de ne plus pouvoir mourir – et d’abréger celle des plus jeunes – irréversiblement promis à une disparition précoce.

Le roman a pour protagonistes principaux un homme, largement centenaire, et l’arrière-petit-fils, encore un enfant, qu’il élève et dont il prend soin, assistant à sa lente agonie. Autour d’eux, tout se délite doucement. Les grands magasins de Shinjuku, les terminaux de Narita restent vides de toute présence humaine. Le gouvernement a décidé de suspendre toute relation entre le Japon et le reste du monde, renouant avec le vieil isolationnisme qui prévalait autrefois dans le pays.

Mais, contournant un tel interdit, certains persistent à croire en la possibilité d’un relatif salut. Ils organisent clandestinement le départ pour l’étranger d’enfants malades, les « éclaireurs », qui, dépêchés vers des hôpitaux lointains, permettront peut-être qu’un remède y soit trouvé au mal nouveau qui ronge l’humanité et la prive apparemment de tout avenir.

En éclaireur possède un côté « conte de fées » et l’auteur excelle dans ce registre où le saugrenu, l’étrange, l’inquiétant se mêlent au sein d’une sorte de rêve éveillé. Le roman n’est pas dépourvu non plus d’une dimension un peu mélodramatique que ses dernières pages portent à leur paroxysme. Il s’agit d’une fable à laquelle ne manque pas sa morale et c’est elle qui fait le prix du nouveau livre de Tawada.

La métamorphose qui affecte les choses n’épargne pas les mots. Ceux qui appartiennent à une langue étrangère sont bannis. Ceux qui relèvent de la langue japonaise se transforment, se décomposent et se recomposent de manière cocasse ou absurde selon tous les jeux auxquels se prête une écriture qui combine, comme on sait, des signes empruntés aux chinois avec d’autres qui lui sont propres et que la remarquable traduction de Dominique Palmé permet de comprendre et parfois de goûter.

Des choses qui ont disparu, souvent ne restent que les noms qu’on leur donnait. Les espèces animales éteintes – héron, tortue de mer ou libellule – ou celles, lointaines, que l’enfant n’a jamais pu voir de ses yeux ne subsistent qu’à travers les mots qui en parlent et dont des créatures désormais légendaires semblent cependant surgir encore : « On aurait dit que pour lui, le mot lui-même était un éléphant, et qu’à force de le regarder, il allait bien finir par se mettre à marcher[11]. »

Peut-être y a-t-il lieu de croire en « la beauté d’une époque encore à venir ». Telle est la conviction qu’expose aux jeunes garçons et aux jeunes filles de Yonatani au sein de la « Société des éclaireurs » dont il est le mentor. « Cultiver le langage : c’est la seule chose que Yonatani est en mesure de leur apprendre. Il souhaite que les enfants prennent l’initiative de faire pousser les mots, qu’ils les moissonnent, les engrangent, et s’en nourrissent…[12] » Et c’est aussi la seule leçon sans doute que puisse dispenser au lecteur un livre qui résiste aux séismes.

Yoko Tawada, En éclaireur, traduit du japonais par Dominique Palmé, Verdier, février 2023, 160 pages.

Cet article a été publié pour la première fois le 20 février 2023 dans le quotidien AOC.


[1] Kenzaburô Oé, Notes de Hiroshima [1965], traduction de Dominique Palmé, Gallimard, 1996.

[2]  Kenzaburô Oé, « In late style », La Nouvelle Revue française, n°599-600, mars 2012, p. 336.

[3] Sur ce point, voir Philippe Forest, « La cendre des cerisiers », in Retour à Tokyo, Allaphbed 7, Éditions Cécile Defaut, 2014, p. 151-164.

[4] Corinne Quentin, Cécile Sakai (dir), L’Archipel des séismes. Écrits du Japon après le 11mars 2011, Philippe Picquier, 2012.

[5] Fumiko Sugie, Vers une nouvelle littérature japonaise post-catastrophe au Japon: le récit, le temps et l’image chez Furukawa Hideo, après le 11 mars 2011, Thèse de doctorat en Études japonaises dirigée par Madame Cécile Sakai et soutenue le 9 décembre 2022 à l’Université Paris Cité, Centre de Recherche sur les civilisations de l’Asie Orientale (UMR 8155).

[6] Furukawa Hideo, Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente, traduction Patrick Honnoré, Picquier, 2013, rééd. Piquier Poche, 2018, p. 123.

[7] Saeko Kimura, Sur la littérature post-catastrophe : pour une nouvelle littérature japonaise, Seidosha, p. 213.

[8] Kazumiki Chiba, La littérature contemporaine peut-elle soulager les blessures du désastre ? Le choc du 11 mars et la mélancolie, Mineruba shôbô, 2019.

[9] Yoko Tawada, Opium pour Ovide, traduction de l’allemand par Bernard Banoun, Verdie, 2002, Train de nuit avec suspects, traduction du japonais par Ryoko Sekiguchi et Bernard Banoun, Verdier, 2005.

[10] Yoko Tawada, Journal des jours tremblants. Après Fukushima, traduction de l’allemand par Bernard Banoun, Verdier, 2012, p. 97.

[11] Yoko Tawada, En éclaireur, traduction du japonais par Dominique Palmé, Verdier, 2023, p. 31.

[12] Ibid., p. 140.

Philippe Forest

Écrivain, Romancier, essayiste

Notes

[1] Kenzaburô Oé, Notes de Hiroshima [1965], traduction de Dominique Palmé, Gallimard, 1996.

[2]  Kenzaburô Oé, « In late style », La Nouvelle Revue française, n°599-600, mars 2012, p. 336.

[3] Sur ce point, voir Philippe Forest, « La cendre des cerisiers », in Retour à Tokyo, Allaphbed 7, Éditions Cécile Defaut, 2014, p. 151-164.

[4] Corinne Quentin, Cécile Sakai (dir), L’Archipel des séismes. Écrits du Japon après le 11mars 2011, Philippe Picquier, 2012.

[5] Fumiko Sugie, Vers une nouvelle littérature japonaise post-catastrophe au Japon: le récit, le temps et l’image chez Furukawa Hideo, après le 11 mars 2011, Thèse de doctorat en Études japonaises dirigée par Madame Cécile Sakai et soutenue le 9 décembre 2022 à l’Université Paris Cité, Centre de Recherche sur les civilisations de l’Asie Orientale (UMR 8155).

[6] Furukawa Hideo, Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente, traduction Patrick Honnoré, Picquier, 2013, rééd. Piquier Poche, 2018, p. 123.

[7] Saeko Kimura, Sur la littérature post-catastrophe : pour une nouvelle littérature japonaise, Seidosha, p. 213.

[8] Kazumiki Chiba, La littérature contemporaine peut-elle soulager les blessures du désastre ? Le choc du 11 mars et la mélancolie, Mineruba shôbô, 2019.

[9] Yoko Tawada, Opium pour Ovide, traduction de l’allemand par Bernard Banoun, Verdie, 2002, Train de nuit avec suspects, traduction du japonais par Ryoko Sekiguchi et Bernard Banoun, Verdier, 2005.

[10] Yoko Tawada, Journal des jours tremblants. Après Fukushima, traduction de l’allemand par Bernard Banoun, Verdier, 2012, p. 97.

[11] Yoko Tawada, En éclaireur, traduction du japonais par Dominique Palmé, Verdier, 2023, p. 31.

[12] Ibid., p. 140.