Spectacle vivant

Philippe Quesne : « Nous sommes des chercheurs poètes »

Journaliste et critique

Metteur en scène, auteur, plasticien et, pour une dernière saison, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, Philippe Quesne est à compter de ce samedi l’invité du Centre Pompidou où il présentera jusqu’au 4 octobre « ses mondes », soit : une île déserte, une caverne gonflable, des spectacles, des humains (amis et penseurs) comme des non-humains (à commencer par ses fameuses taupes). L’occasion d’un état des lieux avec un artiste-chercheur au milieu du monde (abîmé).

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Alors qu’il finit les derniers préparatifs de son installation L’île de Crash Park au Centre Pompidou, qui ouvre ce samedi, Philippe Quesne, metteur en scène, auteur, plasticien et directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers revient pour AOC sur ces différents « mondes » mis à l’honneur : naviguant entre le théâtre, la performance et les arts plastiques, il s’est passionné ces dernières années pour les travaux d’auteurs et de philosophes qui pensent un monde abîmé, réunissant une constellation de chercheurs aussi bien en sciences humaines qu’en arts au Théâtre Nanterre-Amandiers pour répondre, poétiquement, aux détresses contemporaines. Alors qu’il quittera la direction de cette institution à la fin de cette saison, il est temps de dresser le bilan tout en conservant ses colères et ses convictions pour continuer à proposer d’ « autres mondes possibles ». Make it work ! YS.

En cette rentrée, et après les derniers mois compliqués pour le spectacle vivant,  vous avez été convié par le Centre Pompidou « pour (re)commencer », si je reprends l’intitulé du texte de présentation de la programmation, avec « les mondes de Philippe Quesne ». Comment s’est déroulée cette invitation et comment recommencer ?
Cette invitation, c’est déjà le plaisir de revenir au Centre Pompidou dans lequel on a vécu des belles histoires il y a longtemps. J’y avais déjà présenté le spectacle La Mélancolie des dragons après le Festival d’Avignon, à la fin des années 2000, où la compagnie avait vécu une émergence importante et le Centre nous avait ensuite soutenus pour plusieurs pièces. C’est un endroit qui est à la fois un musée et un lieu dédié au spectacle vivant, qui permet de déployer en effet « mes mondes », en tant que metteur en scène mais aussi scénographe et plasticien. L’invitation a été ainsi plutôt large et belle puisqu’il y a eu de leur part le désir de combiner ce que je pourrais appeler le répertoire scénique, c’est-à-dire la reprise de Farm fatale dans des bonnes conditions, c


Ysé Sorel

Journaliste et critique

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