Ysé Sorel

Critique

Ysé Sorel est élève en philosophie et en arts à l’École Normale Supérieure. Ses recherches, à la croisée de l’éthique et de l’esthétique, porte sur la représentation de la violence et des crimes de masse. Elle s’interroge plus particulièrement sur la manière dont le cinéma et le théâtre peuvent être des dispositifs pour interroger les héritages traumatiques, à travers notamment la forme du re-enactment. Elle a par ailleurs collaboré en tant que dramaturge et assistante à la mise en scène avec Cyril Teste, Yves-Noël Genod ou encore César Vayssié, et a réalisé son premier-long métrage, Nostos Algos, en 2017. Critique pour la Gazette I/O, elle fait également partie de l’équipe d’AOC.

Ses publications sur AOC

vendredi 11 .01

Critique

Avec « Saison sèche », Phia Ménard récolte la révolte

par Ysé Sorel

Adepte des métamorphoses, Phia Ménard est une artiste polymorphe qui livre combat contre les assignations et les éléments. Avec Saison sèche, spectacle créé en juillet dernier à Avignon et repris à la MC93 de Bobigny avant de tourner en France, elle propose une performance organique où elle entend « mettre à mort le patriarcat ».

lundi 24 .12

Critique

ON AIR, de Tomás Saraceno : des (é)toiles plein les yeux

par Ysé Sorel

Avec ON AIR, Tomás Saraceno investit l’ensemble du Palais de Tokyo pour une carte blanche. Dans cette exposition aux enjeux éminemment actuels, l’artiste argentin convoque araignées, scientifiques, philosophes, architectes, visiteurs à une « jam session cosmique », pour nous rendre sensible à l’atmosphère et nous apprendre à voir l’invisible. Le poétique et le politique se tissent et touchent des cordes sensibles. Rediffusion d’hiver.

jeudi 20 .12

Critique

Ana Mendieta au Jeu de Paume : par-delà nature et culture

par Ysé Sorel

Avec « Le temps et l’histoire me recouvrent », le Jeu de Paume présente un pan resté jusque-là marginal de l’œuvre de l’artiste cubano-américaine Ana Mendieta : ses courts films aux accents panthéistes, tournés dans les années 70 et 80. Explorant des problématiques féministes et d’autres relations au monde, ils font échos à nos préoccupations contemporaines de façon singulière.

lundi 12 .11

Critique

ON AIR, de Tomás Saraceno : des (é)toiles plein les yeux

par Ysé Sorel

Avec ON AIR, Tomás Saraceno investit l’ensemble du Palais de Tokyo pour une carte blanche. Dans cette exposition aux enjeux éminemment actuels, l’artiste argentin convoque araignées, scientifiques, philosophes, architectes, visiteurs à une « jam session cosmique », pour nous rendre sensible à l’atmosphère et nous apprendre à voir l’invisible. Le poétique et le politique se tissent et touchent des cordes sensibles.

vendredi 19 .10

Critique

Les Démons selon Creuzevault, entre le rire et l’effroi

par Ysé Sorel

Avec Les Démons, Sylvain Creuzevault poursuit son anatomie des structures sociales en adaptant le grand roman inquiet de Dostoïevski. Il en fait une farce métaphysique exigeante, servie par des comédiens exceptionnels, interrogeant notre nihilisme contemporain et la dialectique entre rationalisme exacerbé et quête de spiritualité.