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Ecologie

Portrait du zadiste en Tanuki

Sociologue politique

L’engagement écologiste passe-t-il mieux sous les traits d’un raton laveur ? L’actualité concomitante de la mort d’Isao Takahata et de l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes fait surgir cette étrange question. En effet, dans Pompoko, le co-fondateur du studio Ghibli avait déjà mis en scène une Zone à défendre. Les zadistes prenaient les traits de Tanuki, une sorte de raton laveur donc. Revoir ce film d’animation aujourd’hui, comme un manuel à l’usage de ceux qui ne comprennent rien à la ZAD, et c’est accessible dès 6 ans.

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L’histoire est connue. Un cadre bucolique de champs et de forêts ; un projet de développement qui signifie l’expropriation des habitants et la destruction du paysage. La résistance s’organise. Les médias s’en mêlent utilisés par les deux camps. Jusqu’au dernier face à face avec les forces de l’ordre. Et une fin en pointillés difficile à interpréter.

Vous avez reconnu Notre Dame des Landes. Ou peut-être d’autres lieux, d’autres projets.

En fait, c’est le scénario de Pompoko, film d’animation dont les protagonistes sont des Tanuki et leur Zone à défendre une colline boisée qui va devenir « la colline sans visages » avec l’arrivée des bulldozers des promoteur...

Virginie Guiraudon

Sociologue politique, Directrice de recherche au CNRS, Centre d'études européennes