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Economie

« Tech for good », ou « good for tech» ? La technologie au service de la soutenabilité

Professeur de management, Professeur de management, Chercheuse en gestion

La technologie sera-t-elle demain l’instrument du bien commun ? Les « tech for good » inondent aujourd’hui le marché de l’innovation, promettant un avenir meilleur et écologique. Mais identifier des « tech for good », c’est affirmer en creux que toutes les technologies ne sont pas bonnes, et qu’il faut faire des choix. Il faut surtout se garder de l’illusion qu’une pure « tech for good » est possible, en restant conscients à la fois des limites de la technique, et en inventant une éthique pour en déterminer le champ d’action.

Situation vécue : nous déambulons dans un salon international sur les « techs for good », qui réunit un bon millier d’investisseurs, entrepreneurs, scientifiques, ingénieurs, geeks, consultants et étudiants souhaitant promouvoir des solutions technologiques innovantes adressant les grands problèmes du monde et de la société. Tout est en anglais, avec un parterre d’intervenants internationaux très majoritairement anglo-saxons éclairant les dernières tendances technologiques.

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Dans un « start-up corner », nous discutons avec un entrepreneur concourant pour le prix de la meilleure start-up. Un drone dans les mains, l’entrepreneur nous explique sa solution : le drone embarque un système de repérage optique permettant d’identifier les mauvaises herbes résistantes aux herbicides non-sélectifs (du type round-up). En effet, si un herbicide total élimine théoriquement tous les parasites, pour ne laisser intactes que les plantes génétiquement modifiées, au fil ...

Aurélien Acquier

Professeur de management, Professeur à l'ESCP, Co-directeur de la chair ESCP-Deloitte en économie circulaire

Valentina Carbone

Professeur de management, Professeur à l'ESCP ; Co-directrice de la chair ESCP-Deloitte en économie circulaire

Cécile Ezvan

Chercheuse en gestion, Professeur de stratégie et business ethics à Excelia