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Trump doit libérer Maduro et retirer ses militaires du Venezuela

Haut fonctionnaire

« Nous avons absolument besoin du Groenland » a déclaré Trump au magazine américain The Atlantic quelques heures après avoir attaqué le Venezuela et enlevé son président. L’absence de condamnation explicite, dès la prise de connaissance de cette flagrante violation du droit international, de la part d’Emmanuel Macron comme d’autres chefs d’États délégitime, au fond, toute souveraineté nationale.

Les États-Unis ont engagé depuis plusieurs mois des opérations visant le Venezuela.

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Au nom de la lutte contre le trafic de drogue, les forces armées américaines ont bombardé des petits bateaux vénézuéliens, désignés par les États-Unis comme des transports de drogue ; puis, dans les dernières semaines, elles se sont emparé de pétroliers vénézuéliens.

Enfin, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, l’armée américaine a bombardé un certain nombre de sites sur le territoire vénézuélien, à Caracas, placé des militaires sur le sol du pays et organisé l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et son transfert aux États-Unis afin de le faire juger par la justice américaine.

Samedi soir, le 3 janvier, Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient désormais diriger le Venezuela. Le lendemain matin, des responsables de l’administration américaine ont déclaré que le président ne voulait pas vraiment dire cela, mais que les États-Unis souhaitaient contraindre l’administration vénézuélienne à coopérer avec les États-Unis d’Amérique. Un peu plus tard, dans la journée de dimanche, Donald Trump réaffirmait que les États-Unis étaient désormais responsables du Venezuela. Le 4 janvier, il était encore plus précis dans une interview donnée au magazine The Atlantic : « Si Madame Rodríguez (la présidente par intérim du Venezuela) ne fait pas ce qui est correct, elle va payer un prix très élevé, probablement plus élevé que Maduro. »

Le New York Times daté du lundi 5 janvier cite les propos du président dimanche soir : « “Nous traitons avec les personnes qui viennent d’être assermentées”, a déclaré Donald Trump aux journalistes alors qu’il rentrait à Washington depuis la Floride. “Et ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée.” “Qu’est-ce que cela signifie ?” a demandé un journaliste. “Cela signifie que c’est nous qui sommes aux commandes”, a répondu le président. »

Ainsi, en violation de la charte des Nations


Jean-François Collin

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