Cessez-le-feu immédiat en Ukraine !
La France soutient l’Ukraine dans son combat désespéré pour maintenir son existence face à la Russie. Cette position est partagée au sein de l’Union européenne par des gouvernements aussi différents que celui du socialiste espagnol Pedro Sánchez, de la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, classée à l’extrême droite, ou encore du chancelier allemand Friedrich Merz, et par tous les autres gouvernements européens, avec plus ou moins de chaleur.

Pourtant, le tiers des Français considère que l’Ukraine est partiellement ou totalement responsable de la guerre et 47 % d’entre eux seulement sont favorables à la poursuite de l’envoi de matériel militaire aux Ukrainiens. Le tiers des électeurs du RN pense que l’Ukraine est seule responsable de la guerre. Marine Le Pen a indiqué que si elle était élue présidente de la République en 2027, elle mettrait fin immédiatement au soutien militaire et financier à l’Ukraine. De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon explique que la Russie a de bonnes raisons d’avoir annexé la Crimée puis envahi militairement l’Ukraine pour répondre aux fauteurs de guerre que sont les Américains, l’Otan et l’Union européenne. Il considère l’adhésion d’un certain nombre de pays de l’ancien bloc soviétique à l’Otan (la Pologne, les États baltes, la Hongrie, la Roumanie et d’autres) comme une provocation et une menace qui justifient l’agression russe.
Pour mieux faire accepter ces considérations « géopolitiques », Jean-Luc Mélenchon les enveloppe dans un discours d’apparence pacifiste. Il demande à tous ceux qu’il qualifie d’excités prêts à faire la guerre par procuration à la Russie jusqu’à la mort du dernier Ukrainien de se mobiliser pour la paix et de demander aux Ukrainiens de cesser de se défendre. Tout récemment, il a déploré les frappes ukrainiennes sur des infrastructures russes, notamment énergétiques, responsables selon lui de l’accentuation de la menace russe sur d’autres pays de l’Union européenne. C’est donc
