La bête, le bien, le beau et le vrai
Ce qui se passe aux États-Unis sidère et n’est pas simple à caractériser. The Guardian ou The Atlantic parlent de fascisme. Il y a en effet a minima une dynamique fasciste à l’œuvre aux USA depuis la réélection de Trump. Nous saurons d’ici aux élections de novembre si elle parvient ou non à modeler le pays et à s’y installer pour un temps indéfini.

Pour l’heure, après des semaines de propagande mensongère éhontée par la Maison Blanche, Fox News, X et consorts, le soufflé trumpien s’écrase. L’envoi de la garde nationale par Tim Walz à Minneapolis pour défendre les citoyens contre ICE nourrissait un ferment de guerre civile ; et ce sur fond d’effondrement du soutien à ICE et plus généralement à Trump comme en attestent les élections partielles depuis le 4 novembre.
Face à cette situation dangereuse, Trump, peut-être contre l’avis des plus durs de son entourage, a en effet préféré reculer ; un recul de quelques jours seulement. Il a sorti Gregory Bovino de Minneapolis, le chef honni de ICE, et a plus généralement demandé le retrait partiel de la ville des polices fédérales de la discorde. Il a envoyé à Minneapolis son négociateur, Tom Homan, pour y rencontrer le gouverneur Walz et le maire de la ville Jacob Frey. Lundi 26 janvier, même Fox News trouvait du bon à l’immigration et récusait, après des semaines de mensonges éhontés cherchant à faire passer les victimes d’exécution pour des « terroristes domestiques », cette même qualification de « terroriste ». Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, a pour la première fois mentionné les noms de Renee Good et Alex Pretti, et les a considérés comme des victimes de ICE, désavouant ainsi, en apparence, J.D. Vance ou Stephen Miller. Des palinodies de courtes durée, destinées simplement à faire redescendre la pression.
Les traitements qu’ICE inflige aux migrants et citoyens américains faisait monter depuis des mois une désapprobation sourde. Le meurtre, et même l’exécution publique d’une femme (Renee G
