Alberto Moravia

Écrivain

Alberto Moravia est né à Rome en 1907. Victime d’une tuberculose osseuse dans sa jeunesse, il est contraint d’arrêter précocement ses études et de séjourner deux ans dans des sanatoriums. C’est durant cette période qu’il écrit, à 18 ans, son premier roman, Les Indifférents, au succès retentissant. Il publiera par la suite une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Le Conformiste, L’Ennui ou encore Le Mépris, qui en font un des plus grands romanciers italiens du XXe siècle. Il meurt en 1990 dans sa ville natale.

Si le romancier Moravia est célèbre, le poète l’est beaucoup moins. De fait, les poèmes qu’il a écrits n’ont jamais été publiés de son vivant. René de Ceccatty a traduit certains de ses poèmes sous le titre L’homme nu et autres poèmes (Flammarion, 2021).

Romancier et dramaturge, René de Ceccatty est un grand nom de la traduction de l’italien (Pasolini, Umberto Saba, Leopardi, Dante…) mais aussi du japonais (Kenzaburo Ōe, Kōbō Abe, etc.). Il a notamment traduit de nombreux ouvrages d’Alberto Moravia, qu’il a bien connu dans les dernières de sa vie. Il lui a d’ailleurs consacré une biographie : Alberto Moravia (Flammarion, 2010).

Ses publications sur AOC

dimanche 24.01.21

Fiction

L’homme nu et autres poèmes

par

C’est avec un choix de poèmes inédits d’Alberto Moravia que nous concluons notre série de bonnes feuilles de cette rentrée littéraire étrangère. Moravia romancier, nouvelliste, essayiste, critique, éditeur, est mondialement connu. Son œuvre de poète, posthume, l’est moins. Elle est recueillie pour la première fois en volume en France. « Aphorismes intimes », c’est ainsi que leur traducteur et préfacier René de Ceccaty désigne ces textes autobiographiques, mélancoliques, libres. Un poème consacré à l’assassinat de Pasolini, le grand ami, ne sera pas la moindre des découvertes. Édition bilingue établie, présentée et annotée par Alessandra Grandelis, à paraître chez Flammarion.