Andrew Szepessy

Écrivain, Cinéaste

Andrew Szepessy est né à Brighton en 1940 de parents hongrois ayant fui le nazisme (sa mère était antifasciste et son père juif). Après des études à l’université d’Oxford, il a travaillé à la BBC, puis il en Hongrie vers 1965 grâce à une bourse d’études à l’Académie d’art dramatique et cinématographique de Budapest. C’est là qu’il sera emprisonné durant 12 mois, sans raison.

En 1976, il part vivre en Norvège et y lance sa carrière de scénariste et réalisateur. À la fin de sa vie, il vit dans une ferme hongroise à la frontière transylvanienne où il meurt en 2018.

Aux éternels perdants a été publié pour la première fois en 1982, en Suède. En 2021 il est publié simultanément en Grande-Bretagne (Epitaphs for Underdogs) et en France, chez Rivages, dans la traduction de Bernard Cohen. Ancien reporter de guerre, celui-ci traduit des auteurs de langue anglaise, espagnole ou russe, parmi lesquels Douglas Kennedy, Norman Mailer, Hunter S. Thompson, Dorothy Parker et Andrés Caicedo.

Ses publications sur AOC

dimanche 17.01.21

Fiction

Aux éternels perdants

par

Andrew Szepessy, né à Brighton en 1940 de parents hongrois réfugiés (et mort en 2018 après une vie mouvementée), était parti travailler à Budapest à ses projets de documentaires et scénarios. Le KGB, machinant un accident de voiture, en fit le prétexte pour l’emprisonner durant un an, en 1965 – et tenter d’en faire un espion. L’unique roman de ce cinéaste est le récit de cette détention. Il y a du Isaac Babel dans ce livre dont les chapitres sont comme autant de nouvelles. Une réalité carcérale en temps de République populaire vue avec humour et lyrisme, à découvrir aux éditions Rivages dans la traduction de Bernard Cohen.