Benoit Bastard

Sociologue, Directeur de recherche émérite au CNRS

Benoit Bastard est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Institut des sciences sociales du politique à l’École normale supérieure de Paris-Saclay. Ses travaux s’inscrivent dans le champ de la sociologie de la famille et de la sociologie du droit et de la justice. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de recherche, dont Les démarieurs. Enquête sur les nouvelles pratiques du divorce (La Découverte 2002) et, en collaboration avec Christian Mouhanna, Une justice dans l’urgence. Le traitement en temps réel des affaires pénales (PUF 2007), L’avenir du juge des enfants, éduquer ou punir ? (érès, 2010), Justice ou précipitation. L’accélération du temps dans les tribunaux (PUR, 2016, avec David Delvaux et Frédéric Schoenaers). Il a également réalisé des travaux sur les questions de santé alors qu’il était chercheur associé à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’université de Genève, notamment à propos de l’alimentation et des pratiques de réduction des risques face à l’épidémie du sida. Il est aussi l’auteur, pour les dessins, de Il faut qu’on parle. Soixante sujets à aborder en couple avant qu’il ne soit trop tard (éditions du Rocher, 2019, avec Caroline Kruse)

Benoit Bastard a été membre du Comité national de la recherche scientifique, directeur-adjoint de l’lSP pour le site de l’ENS Cachan et vice-président du Comité de recherche de sociologie du droit de l’Association internationale de sociologie. Il est doyen des enseignements du pôle de l’Environnement judiciaire à l’école nationale de la magistrature.

 

Ses publications sur AOC

vendredi 05.06.20

Analyse

Quel sens donner aux comportements à risque face au Covid-19  ?

par

Tout le monde connaît les gestes barrière préconisés par le gouvernement, et sait l’importance qu’ils ont pour la santé, au plan collectif comme au niveau individuel. Pourtant, beaucoup d’entre nous transigent avec leur application, lors des retrouvailles avec des amis par exemple, ou s’agissant du port du masque. Chacun a de « bonnes excuses » pour agir ainsi, mais outre ces justifications ad hoc, ces comportements doivent être expliqués rationnellement si l’on veut mener des campagnes de prévention véritablement efficaces.