Dimitri Bortnikov

Écrivain

Né en 1968 en Russie, à Samara, où je fais des études de médecine. Je pars ensuite vers le cercle polaire pour mon service militaire.  Et c’est en Yakoutie que je commence à écrire.

Après mon service militaire – j’abandonne la médecine, ou c’est elle qui m’abandonne, mais on se quitte à l’amiable.

J’entre à l’université, où j’entame des études littéraires. En parallèle, pour survivre – j’exerce plusieurs petits boulots. Infirmier dans une maternité, bruiteur à la radio, professeur de danse dans une maison de redressement, cuisinier sur un bateau de la Volga, et bien d’autres…

En 1998, j’obtiens le prix de l’Open Society Foundations de Soros qui me permet de venir en France.

En 2001, je publie en Russie mon premier roman, Syndrome de Fritz, qui arrive finaliste du prix Booker Prize russe et, traduit en français, il est publié aux éditions Noir sur blanc.

En même temps je travaille comme cuisinier chez une comtesse russe.

En 2005, mon deuxième, Svinobourg, paraît en Russie, et est assez vite traduit en français aux éditions du Seuil.

En 2011, aux éditions Allia sort mon premier roman écrit en français Repas de morts. 

En 2021 en Irlande aux étudions Betimes Books sort sa traduction anglaise Soul Catcher.

En 2012, je m’attelle à un projet insensé. Traduire la correspondance d’Ivan-le-Terrible du slavon vers le français. C’est-à-dire d’une langue morte vers une langue apprise. Cette traduction a été accueillie dans le catalogue d’Allia.

 En 2017 sort mon dernier roman écrit en français, Face au Styx, aux éditions Rivages.

Ses publications sur AOC

dimanche 14.02.21

Fiction

La mort

par

Malgré un titre à l’apparence sévère, la nouvelle de Dimitri Bortnikov sautille d’un souvenir à l’autre aussi légèrement que tombent les flocons. C’est que la langue de cet écrivain russe écrivant en français va vite, s’exclame, s’abrège, s’oralise, et s’attendrit de retrouver à la gare routière une ancienne aventure d’une nuit. Ce qui ne veut pas dire que la mort ne rôde pas. Et que la neige n’est pas dense. Tout ce qui vit porte en soi quelque chose de déjà fini.