Donatella Di Cesare

Philosophe , professeure de philosophie théorétique à l’université La Sapienza de Rome

Donatella Di Cesare est philosophe, essayiste, éditorialiste, professeur de philosophie théorétique à l’université La Sapienza de Rome. Parmi ses essais les plus récents, on citera Sulla vocazione politica della filosofia (2018), Stranieri residenti (2017), Tortura (2016), Heidegger e gli ebrei. I quaderni neri (2014, traduit en français : Heidegger, les Juifs, la Shoah. Les « Cahiers noirs », Le Seuil, 2016) publiés chez Bollati&Boringhieri ; Terrore e modernità (2017) et Marrani (2018) publiés chez Einaudi.

Ses publications sont traduites en français, anglais, allemand, espagnol, danois, croate, polonais, finlandais, norvégien, turc, chinois. Elle fait partie du Comité scientifique de l’Internationale Wittgenstein-Gesellschaft et des « Wittgenstein-Studien ». De 2011 à 2015, elle a été vice-présidente de la Martin Heidegger-Gesellschaft dont elle a démissionné le 3 mars 2015. Elle a co-dirigé la collection « Heidegger-Forum » de Klostermann jusqu’en 2016 et elle a été membre du comité scientifique du « Jahrbuch für philosophische Hermeneutik ».

Depuis 2015, elle est membre du comité scientifique du Musée de la Shoah de Rome. Elle fait partie du comité scientifique du « Philosophisches Jahrbuch ». Elle dirige la collection « Filosofia per il XXI secolo » aux éditions Mimesis. Elle a contribué à plusieurs programmes culturels pour la RAI. Elle collabore avec les journaux L’Espresso, Il Fatto Quotidiano, Il Manifesto, ainsi qu’avec Jacobin et d’autres revues italiennes et internationales.

Elle a vécu sous escorte à cause de menaces venant de groupes fascistes et néonazis, de mars 2015 à juillet 2018, date à laquelle cette protection a été révoquée sans justification. Quelques distinctions : prix « Cultura ebraica » 2015 de l’Union des communautés juives italiennes ; Laurea honoris causa en Utopie de l’Università del Bene Comune 2018 conjointement à Domenico Lucano, le maire de Riace (Italie) ; Prix Pozzale pour les essais 2018 ; Prix Sila – économie et société 2018.

Silvia Guzzi, traductrice de l’italien, de l’anglais, de l’espagnol, a traduit le texte « Démocratie souverainiste et chauvinisme du bien-être » de Donatella di Cesare publié dans nos colonnes. Elle collabore avec le monde académique de Rome, Milan, Paris et Bruxelles, traduit des ouvrags de sciences humaines mais aussi des catalogues d’art pour des éditeurs spécialisés comme Silvana, Gangemi ou LeCerf, ainsi que des publications dans le domaine de l’environnement pour l’École Polytechnique de Milan, des essais de psychologie et de psychiatrie pour les éditions Fabert, De Boeck et Alpes – dont on retiendra notamment L’Océan borderline, de Luigi Cancrini (De Boeck 2009). Elle traduit également des poètes italiens contemporains dont les textes sont encore inédits en France comme Mariangela Gualtieri, Silvia Bre et Goliarda Sapienza. Elle collabore avec l’importante agence littéraire Scriptum, et l’agence de traduction, AlphaLanguages. Elle fait partie de l’équipe des collaborateurs de l’agence littéraire transnationale Linguafranca.

Ses publications sur AOC

lundi 07 .10

Opinion

Immigration : la victoire du chauvinisme du bien-être

par Donatella Di Cesare

Le débat sur l’immigration voulu par Emmanuel Macron s’ouvre à l’Assemblée nationale ce lundi 7 octobre. Depuis plusieurs décennies maintenant, à la faveur de la montée en puissance d’un « chauvinisme du bien-être », la démocratie vient se briser contre les frontières et se replie sur elle-même. En affirmant la primauté des citoyens, on en est venu à fonder une démocratie souverainiste qui viole tout principe d’égalité.