Eric Macé

Sociologue

Eric Macé est professeur de sociologie à l’Université de Bordeaux, membre du Centre Emile Durkheim (UMR 5116) et directeur du département de recherche CHANGES – Sciences sociales des changements contemporains. Spécialiste de la sociologie de l’action et des rapports de pouvoir, il a introduit en France les Cultural Studies dans la sociologie de la culture et des médias et développe ses analyses à propos des rapports de genre et de sexualité, des rapports de race, des enjeux postcoloniaux de la mondialisation de la sociologie et des enjeux théoriques et méthodologiques relatifs à l’anthropocène. Il anime avec Stéphane Dufoix un séminaire au Collège d’Etudes Mondiales de la FMSH intitulé « Pour une sociologie mondiale non-hégémonique ». Eric Macé est l’auteur de nombreux ouvrages dont Après la société. Manuel de sociologie augmentée, Lormont, Le bord de l’eau, 2020 ; L’après-patriarcat, Paris, Seuil, 2015 ; Pourquoi moi ? L’expérience des discriminations (avec François Dubet, Olivier Cousin, Sandrine Rui), Paris, Seuil, 2013 ; Les imaginaires médiatiques. Une sociologie postcritique des médias, Paris, éd. Amsterdam, 2006.

Ses publications sur AOC

vendredi 10.07.20

Opinion

Nous sommes en care

par

« Nous sommes en guerre » : à la lumière de ce que nous savons des interdépendances qui caractérisent notre époque, l’expression présidentielle face à l’épidémie de Covid-19 est apparue comme un contre-sens historique, témoin de la difficulté qu’ont les acteurs de l’ancien monde à comprendre, qu’à l’inverse, « nous sommes en care », c’est-à-dire obligés de « prendre soin » des humains et des non-humains à tous les niveaux d’échelle.

lundi 24.02.20

Analyse

Anthropocène et sciences sociales – de l’urgence climatique à l’urgence théorique

par

Lancé récemment par 1000 scientifique, l’important appel à l’action politique face à la crise écologique ne devrait pas masquer combien un appel aux sciences sociales apparaît tout aussi fondamental. Si les sciences de l’environnement peuvent dire ce qui se passe et ce qui risque de se passer, encore faut-il comprendre les « bonnes raisons », les intérêts, les contraintes et les représentations qui rendent si partielles les changements. C’est la bascule vers des « sciences sociales de l’anthropocène » qui pourrait permettre de relever ce défi collectif.