Francis Wolff

Philosophe, Professeur émérite au département de philosophie de l'ENS-Ulm

Actuellement professeur émérite au département de philosophie de l’Ecole normale supérieure (rue d’Ulm), il a enseigné  dans diverses universités françaises (Reims, Aix en Provence, Nanterre) ou étrangères (notamment université de São Paulo, Brésil). Il a longtemps partagé ses recherches entre histoire de la philosophie ancienne (Socrate, PUF, Aristote et la politique, PUF, Penser avec les Anciens, Hachette-Pluriel) et investigation métaphysique (Dire le monde, PUF). Mais c’est l’interrogation sur le propre de l’homme qui est devenue centrale depuis Notre humanité. D’Aristote aux neurosciences (Fayard, 2010). Dans Pourquoi la musique ? (Fayard 2015), il prolonge ce questionnement en se demandant pourquoi les arts, et notamment la musique, sont consubstantiels à l’humanité. Dans Il n’y a pas d’amour parfait (Fayard, 2016), il s’efforce de définir cette relation humaine insaisissable : l’amour. Son dernier livre (Trois utopies contemporaines, Fayard 2017) interroge trois utopies post-politiques qui agitent notre époque : le post-humanisme, l’animalisme et le cosmopolitisme.

www.franciswolff.fr

 

Ses publications sur AOC

vendredi 07.08.20

Analyse

L’universel, seule voie possible de l’émancipation

par

L’universel ne serait jamais vraiment universel. Ou lorsqu’il l’est, il l’est trop : oublieux des « nations » ou des « victimes », des « cultures » ou des « religions des dominés ». La force de propagation de ces critiques doit un peu à leur pertinence, et beaucoup à la faiblesse conceptuelle de l’universalisme. Il semble, en effet, avoir perdu aujourd’hui les vertus émancipatrices dont il était naguère porteur. Sur quoi pourrait-on le fonder demain ? Rediffusion du 20 février 2020.

jeudi 20.02.20

Analyse

L’universel, seule voie possible de l’émancipation

par

L’universel ne serait jamais vraiment universel. Ou lorsqu’il l’est, il l’est trop : oublieux des « nations » ou des « victimes », des « cultures » ou des « religions des dominés ». La force de propagation de ces critiques doit un peu à leur pertinence, et beaucoup à la faiblesse conceptuelle de l’universalisme. Il semble, en effet, avoir perdu aujourd’hui les vertus émancipatrices dont il était naguère porteur. Sur quoi pourrait-on le fonder demain ?

mardi 18.12.18

Opinion

Les « Gilets Jaunes », et après?

par et

Dans cet échange de mails, il est question du futur du mouvement des « Gilets Jaunes ». Quelle forme institutionnelle doit-on s’attendre à voir émerger de la part d’un mouvement composite et hostile au principe même de démocratie représentative ? Peut-être la question de « l’après » ne devrait-elle pas être posée en ces termes, et peut-être doit-on profiter de ce qui se joue en ce moment sous nos yeux : l’effort incroyable d’une classe sociale lésée pour redevenir à nouveau un sujet politique.

jeudi 01.02.18

Opinion

Nature et culture du sexe

par

Le formidable mouvement d’insurrection spontanée des femmes contre toutes les formes de violence sexuelles offre l’occasion de mieux comprendre la réalité de la domination masculine mais aussi d’interroger nos rapports à la sexualité et au désir.