Hugh MacDiarmid

Poète

Hugh MacDiarmid est le pseudonyme de Christopher Murray Grieve. Né à Langholm, dans le Dumfriesshire, le 11 août 1892, MacDiarmid est mort le 9 septembre 1978, à Edinbourg.

Défenseur du mouvement de la « Renaissance écossaise », il adopte le pseudonyme de Hugh MacDiarmid et se met à écrire les courts poèmes lyriques de Sangshaw (1925) et Penny Wheep (1926). En 1926 paraît également A Drunk Man Looks at the Thistle, longue suite de poèmes écrits selon le même principe d’un métissage expérimental des différents dialectes écossais.

MacDiarmid poursuit une activité politique et journalistique résolument polémique, combattant ce qu’il appelle « l’Ascendance Anglaise dans la littérature Britannique », tout en promouvant des écrivains modernistes comme Joyce, Valéry, Cocteau et Gertrude Stein. En 1934 il est expulsé du National Party of Scotland pour cause d’appartenance au Parti communiste britannique, et, en 1936, du PC écossais pour « déviation nationaliste ». Il flirta avec le fascisme, surdéterminant sa dimension socialiste.

MacDiarmid se tourne davantage vers la langue anglaise pour intégrer des matériaux d’ordre scientifique ou politique à son œuvre. Dans les recueils de cette période — First Hymn to Lenin (1931), Scots Unbound (1932), Stony Limits (1934) et Second Hymn to Lenin (1935) — l’auteur s’appuie sur des lexiques spécialisés, notamment géologique, pour aboutir à un matérialisme à la fois lyrique, didactique et mystique.

À quelques exceptions près, l’œuvre de MacDiarmid est achevée dès 1940, la période de l’après-guerre jusqu’à sa mort étant surtout une période de lectures publiques et de voyages, avec quelques épisodes politiques : en 1956, les évènements de Budapest lui fourniront l’occasion de rejoindre le PC britannique, et en 1964 il pose sa candidature à Kinross et West Perthshire contre Sir Alec Douglas-Home, alors Premier ministre. Un premier Collected Poems paraît en 1962, et son Complete Poems en 1978, peu de temps avant sa mort.

Un enterrement dans l’île : poèmes a été publié en 2016, dans la traduction de Paol Keineg, aux éditions Les Hauts-Fonds.

Le choix de poèmes inédits en français publié par AOC est traduit par Mark Hutchinson et Antoine Jaccotett.

Mark Hutchinson (1957) vit à Paris. Traducteur, entre autres, d’Emmanuel Hocquard (Of Mist & Clouds, The Gardens of Sallust, The Library at Trieste, A Day in the Straits) et de René Char (Hypnos: Notes from the French Resistance, The Inventors and Other Poems), il a récemment traduit plusieurs livres d’Anne Serre (The Governesses, The Fool and Other Moral Tales) pour l’éditeur américain New Directions. Il travaille actuellement à un recueil de Selected Poems d’Emmanuel Hocquard, de nouvelles traductions de Clément Rosset (Force Majeure) et Fernando Pessoa (The Keeper of the Flock), et à un troisième livre d’Anne Serre, The Debutants. Il est par ailleurs correspondant du Times Literary Supplement à Londres.

Antoine Jaccotett (1954), après des études de lettres à Genève, Oxford et Paris, a exercé un temps le métier de traducteur de l’anglais (Thomas Hardy, Paula Fox, Felipe Alfau, Muriel Spark). Aux côtés de Paul de Roux, il a travaillé pendant quatre ans chez Robert Laffont/Bouquins, à la refonte et mise à jour du Dictionnaire des œuvres et des auteurs Laffont-Bompiani. De 1995 à 2008, il a œuvré chez Gallimard pour la collection « Quarto ». Il a quitté les éditions Gallimard en 2008 pour fonder sa propre maison d’édition Le Bruit du temps.

 

 

Ses publications sur AOC

dimanche 02.02.20

Fiction

Poèmes

par

Hugh MacDiarmid, poète écossais mort en 1978, fut exclu du National Party of Scotland parce que communiste et, symétriquement, du Communist Party of Great Britain pour cause de nationalisme. Cet auteur moderniste, méconnu voire inconnu en France, cultiva le paradoxe politique et fut un ardent défenseur du mouvement artistique de la « Renaissance écossaise » — et à ce titre expérimenta une langue composée de divers dialectes écossais. Mark Hutchinson et Antoine Jaccottet nous ont confié la traduction inédite de quelques-uns de ses poèmes. En voici huit, publiés entre 1925 et 1962, écrits en « Synthetic Scots » ou en anglais, comme « Sur une plage soulevée » (1934), l’un de ses poèmes les plus célèbres.