Jeanne Favret-Saada

Anthropologue, Directrice d'études à l'EPHE

Jeanne Favret-Saada est agrégée de philosophie, directeur d’études honoraire à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Section des sciences religieuses (chaire d’Anthropologie religieuse de l’Europe), a travaillé successivement sur les systèmes politiques tribaux en Algérie, la sorcellerie dans le Bocage de l’Ouest français, l’antisémitisme et l’antijudaïsme catholiques dans le Mystère de la Passion d’Oberammergau (Bavière), et enfin sur les accusations de blasphème dans l’Europe contemporaine.

Ses publications sur AOC

mardi 28.07.20

Analyse

Les droits importuns de la citoyenne Mila

par

Le 18 janvier dernier, la jeune Mila, lycéenne de 16 ans, s’est vue inondée d’insultes sexistes et lesbophobes et de menaces en tous genres, notamment de mort, pour avoir critiqué l’islam sur Instagram. Sans grande surprise, le fait divers a déchaîné les habituelles passions autour de la religion musulmane, polarisant le débat entre laïcité et racisme. Il semble alors nécessaire de rappeler que si le principe de laïcité garantit l’égalité des confessions, il donne également le droit – inaliénable – de les critiquer toutes autant qu’elles sont. Rediffusion du 12 février 2020

mercredi 12.02.20

Analyse

Les droits importuns de la citoyenne Mila

par

Le 18 janvier dernier, la jeune Mila, lycéenne de 16 ans, s’est vue inondée d’insultes sexistes et lesbophobes et de menaces en tous genres, notamment de mort, pour avoir critiqué l’islam sur Instagram. Sans grande surprise, le fait divers a déchaîné les habituelles passions autour de la religion musulmane, polarisant le débat entre laïcité et racisme. Il semble alors nécessaire de rappeler que si le principe de laïcité garantit l’égalité des confessions, il donne également le droit — inaliénable — de les critiquer toutes autant qu’elles sont.

lundi 13.08.18

Critique

Une censure très politique : l’affaire de La Religieuse

par

La Religieuse ressort au cinéma en version restaurée le 19 septembre prochain. Le film de Jacques Rivette a fait l’objet, on le sait, d’une censure spectaculaire. Ce qu’on ne savait pas, et que prouve une minutieuse enquête, c’est qu’avant même le tournage cette censure avait été consentie personnellement par le général de Gaulle dans le cadre d’un marché électoral passé avec l’archevêque de Paris, de manière à s’assurer le soutien de l’Église pour la présidentielle de 1965. Rediffusion d’été.

mercredi 20.06.18

Critique

Une censure très politique : l’affaire de La Religieuse

par

Montré il y a quelques jours en version restaurée à La Cinémathèque française, le deuxième film de Jacques Rivette, La Religieuse, a fait l’objet, on le sait, d’une censure préalable au tournage. Ce qu’on ne savait pas, et que prouve une minutieuse enquête, c’est que cette censure avait été consentie personnellement par le général de Gaulle dans le cadre d’un marché électoral passé avec l’archevêque de Paris de manière à s’assurer le soutien de l’Église pour la présidentielle de 1965.