Marion Zilio

Critique d'art, Commissaire d’exposition indépendante

Docteure en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, où elle y a été enseignante-chercheuse, elle est l’auteure de Faceworld. Le visage au 21e siècle (PUF, 2018). En tant que critique d’art, elle mène une collaboration régulière avec des revues spécialisées, tout en défendant une critique de proximité, faisant de la recherche et de la création une plateforme solidaire de savoirs et de théories en actes. Cofondatrice d’espaces ou de rubriques de critique d’art expérimentale, elle participe au débat sur le renouvellement des pratiques critiques et curatoriales, et a été professeure invitée à l’École de Cinéma de Téhéran pour animer un séminaire de « post-critique ».
Comme curatrice, elle a organisé des expositions en France et à l’étranger pour des galeries, des centres d’art, des fondations ou des institutions, parmi lesquels la Villa Arson à Nice, le lieu unique à Nantes, Le Carrousel du Louvre, le B’Chira Art Center en Tunisie, Bandjoun Station au Cameroun. En 2016, elle a été nommée directrice artistique des hors les murs de la Young International Art Fair, où elle travaillait en dialogue avec le réseau Marais Culture + (Musée Picasso, Archives nationales, Musée des arts et métiers, Maison européenne de la photographie, Musée Cognacq-Jay, Cité Internationale des Arts).

Ses publications sur AOC

vendredi 14 .02

Opinion

À demi nu à demi vu, coronavirus et épidémie de masques

par

En France, dans le sillage d’une panique généralisée autour du coronavirus, la demande de masques sanitaires a explosé. Ces masques reflètent quelque chose de l’imaginaire, de la sensibilité, voire de l’esthétique de notre époque. Ils pointent, à l’ère de l’Anthropocène et des discours collapsologiques, une sorte de sublime qui aurait glissé d’une poétique des ruines et de la fin du monde vers celle de la fin d’un monde humain et de ses représentations.

vendredi 26 .10

Critique

Comment Neïl Beloufa cure l’art contemporain

par

Pour le Vingtième Prix de la Fondation d’entreprise Ricard, l’artiste Neïl Beloufa joue le rôle de commissaire d’exposition et profite de l’occasion pour tenter de désactiver certains des poncifs qui enclavent l’art contemporain. Fin observateur de son époque, il expose des œuvres sans les commenter et nous laisse sciemment face à notre perplexité.