Naomi Melville

Artiste, Autrice

Naomi Melville est née en 1994. Ses lectures d’ouvrages historiques et de textes philosophiques, ses discussions en puissance avec leurs auteurs, en actes avec leurs acteurs sont à l’origine de sa pratique de plasticienne. De là, souvent, des récits qui racontent ce qu’est le poids d’une culture, les liens à un peuple, un groupe, une religion, avec quoi il faut vivre. Par la définition d’une forme, l’ajout d’un matériau, elle cherche à en donner une représentation spatiale, en faire des lieux à parcourir. En 2019, à la Casa de Velazquez, elle s’est intéressée à l’existence de crypto-religions sous l’Inquisition espagnole et l’année précédente, lors d’une résidence en Guadeloupe, à la définition d’une « identité antillaise » en regard d’une « identité métropolitaine ».

Ce bagage, tour à tour part de soi, hors de soi, se retrouve dans l’écriture de ses poèmes ; tour à tour on voit puis on se voit. S’y accumulent les résidus sensibles des images glanées lors du parcours littéraire et spatial qui accompagne son travail plastique. La projection d’un soi matériel dans l’espace amène corps et mouvements qui, souvent, font la charpente du texte. Aux images incarnées, de paysages, d’intérieurs, de matières, viennent s’ajuster les pensées qui affleurent, l’interstice temporel, micro-géographique de l’intérieur des gestes.

Site de l’auteur : https://naomimelville.com/

Ses publications sur AOC

dimanche 05.07.20

Fiction

Les herbes s’ouvrent – quatre poèmes

par

Pour clore notre série consacrée aux auteurs dits « émergents », voici quatre poèmes d’une jeune artiste plasticienne diplômée de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs ayant suivi les workshops de l’écrivaine Gaëlle Obiégly. Réflexion sur le langage et ses limites, la mémoire et sa distorsion, la perception de l’espace et ses cadrages font l’objet d’un travail poétique qui dialogue avec une œuvre plastique et visuelle faite notamment de réécritures, retranscriptions, « tissages de voix »… Des poèmes comme des objets qu’on faits tourner dans sa main pour les découvrir.