Pierre-Henri Castel

Philosophe, historien des sciences et psychanalyste, Directeur de recherche au CNRS

Pierre-Henri Castel est philosophe et historien de la psychologie, de la psychiatrie et des neurosciences, et psychanalyste. Directeur de recherches au CNRS, il est l’auteur d’une somme sur l’expérience de la contrainte intérieure et des obsessions en Occident : Âmes scrupuleuses, vies d’angoisse, tristes obsédés, et de La Fin des coupables, suivi du Cas Paramord (Ithaque). Il s’intéresse désormais au Mal, à son concept, à ses représentations sociales, en critiquant sa psychologisation : Pervers, analyse d’un concept, suivi de Sade à Rome (Ithaque). Il publie le 7 septembre Le Mal qui vient : essai hâtif sur la fin des temps (Cerf).

Ses publications sur AOC

lundi 13.04.20

Opinion

L’hydroxychloroquine : quelle(s) controverse(s) ?

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Focalisée sur la personne de Didier Raoult, la polémique autour de l’hydroxychloroquine n’est pas vraiment une controverse scientifique. Elle est devenue une controverse autour des élites de la science, mais aussi de ce que, et de qui, nous pouvons croire ou pas, quand rien n’est sûr. Il se pourrait alors que cet épisode, très français, mais aussi très américain, complique un peu plus la question du populisme.

mercredi 11.12.19

Critique

L’analyse, création en soi : à propos de deux livres de Pierre Sky et Sébastien Smirou

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Dans deux livres mystérieusement entrelacés, le poète et psychanalyste Sébastien Smirou invente une forme inédite de littérature « clinique » du plus intime mais aussi du plus populaire et du plus collectif dans notre culture. Entraînant le lecteur dans un vertige croissant, et qui pour finir l’atteint lui-même, son enquête sur un patient suicidé passionné de chansons et de cinéma ouvre une fenêtre aujourd’hui indispensable sur ce qui passe, non sur le divan, mais dans le fauteuil.

lundi 31.12.18

Analyse

La fin du monde et le Mal qui vient

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La fin du monde et de l’humanité est certaine, mais aussi inévitable quoi que nous fassions désormais et, surtout, elle est proche. Proche, mais pas imminente. Autrement dit, il ne faut pas simplement penser la fin des temps, mais les temps de la fin, ce qui exige de se souvenir et d’anticiper : de voir venir et, en voyant venir, de prendre conscience. Rediffusion d’hiver.

mardi 16.10.18

Critique

La nuit tous les sangs sont noirs – sur Frère d’âme de David Diop

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Dans Frère d’âme, David Diop livre le flux de conscience d’Alfa, tirailleur sénégalais lisant dans la Grande Guerre tous ces signes cachés aux Blancs qui l’entourent et renforçant ainsi le sentiment d’effraction psychique impensable qu’elle a bien dû être pour tous. Car, pas plus que la sienne, parfaitement « magique », notre vision « tragique » des événements ne parvient à mesurer le Mal absolu. Un roman rare, philosophiquement composé.

vendredi 31.08.18

Analyse

La fin du monde et le Mal qui vient

par

La fin du monde et de l’humanité est certaine, mais aussi inévitable quoi que nous fassions désormais et, surtout, elle est proche. Proche, mais pas imminente. Autrement dit, il ne faut pas simplement penser la fin des temps, mais les temps de la fin, ce qui exige de se souvenir et d’anticiper : de voir venir et, en voyant venir, de prendre conscience.