Yaël Kreplak

Sociologue de l'art et de la culture, Membre associée au CEMS (EHESS/CNRS), chargée de recherche au CERLIS, chercheuse associée à l’Ecole supérieure d’art d’Avignon et à la Haute école des arts du Rhin

Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de lettres modernes et docteure de l’ENS de Lyon, Yaël Kreplak est sociologue, chercheuse associée au Centre d’étude des mouvements sociaux CEMS (EHESS/CNRS), et au CERLIS (Université Paris Descartes). Elle est également chercheuse associée à l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (programme de recherche « Art et artefactualité ») et à la Haute école des arts du Rhin (unité de recherche « Faire-mondes »). Elle dirige actuellement, en collaboration avec Tiziana Beltrame, le projet Les réserves des musées de la Ville de Paris. Enquêtes sur les infrastructures de l’art et du patrimoine, lauréat du programme Émergence(s) de la Ville de Paris en 2018.

Yaël Kreplak travaille dans le domaine de l’ethnométhodologie, de l’analyse de l’action située et de l’analyse conversationnelle. Fondés sur des enquêtes ethnographiques réalisées dans des institutions artistiques (Villa Arson, Centre Pompidou), ses travaux élaborent une approche praxéologique de l’art, sensible aux processus de publicisation des œuvres et ancrée dans la description des pratiques de mise en exposition, conservation, restauration et documentation.
Elle a publié en 2018 « On thick records and complex artworks. A study of record-keeping practices at the museum », dans Human Studies. A Journal for Philosophy and the Human Sciences, vol. 41, n° 4, p. 697-717.

 

Ses publications sur AOC

mercredi 01.07.20

Critique

Déconfiner les musées

par

Depuis leur fermeture mi-mars, les musées et les institutions artistiques s’efforcent de continuer à offrir un accès virtuel à leurs œuvres. Mais, pour exceptionnelle qu’elle soit, cette situation, qui nous prive de l’accès physique aux œuvres, n’est pas inédite. Seule une infime portion des collections des musées sont exposées, et quand les œuvres ont la chance d’être de sortie, elles le sont pour des durées très limitées. Le confinement nous aura-t-il appris qu’on peut se passer des œuvres et de leur expérience en salle d’exposition ? Ou n’est-il pas plutôt l’occasion de ré-envisager nos manières de regarder les œuvres ?