Culture

Xavier Moni : « Avant de vendre des livres, un libraire les achète »

Journaliste, Critique

Dimanche et lundi se dérouleront les 5e Rencontres nationales de la librairie, rendez-vous biennal initié par le SLF en 2011 et d’une importance majeure pour la profession, mais aussi pour le secteur du livre dans sa globalité. Après Lyon, Bordeaux, Lille, La Rochelle, c’est au tour de Marseille d’accueillir près de 1 000 libraires, éditeurs, diffuseurs, distributeurs et acteurs publics pour se pencher sur l’avenir de la librairie. L’occasion pour le président de ce syndicat professionnel d’éclairer un secteur économique souvent méconnu, y compris de ceux qui y participent pleinement, comme lecteurs et parfois même auteurs.

Président du Syndicat de la librairie française depuis 2017, Xavier Moni est le co-gérant de « Comme un roman », grande librairie généraliste située en plein cœur de Paris sous le signe évident du roman éponyme de Daniel Pennac, qu’il a fondée en 2001 avec Karine Henry, et qui emploie aujourd’hui 7 libraires. Les 30 juin et 1er juillet se tiendront les 5e Rencontres nationales de la librairie, rendez-vous biennal initié par le SLF en 2011 et d’une importance majeure pour la profession, mais aussi pour le secteur du livre dans sa globalité. Après Lyon, Bordeaux, Lille, La Rochelle, c’est au tour de Marseille d’accueillir près de 1 000 libraires, éditeurs, diffuseurs, distributeurs et acteurs publics pour se pencher sur l’avenir de la librairie. L’occasion pour le président de ce syndicat professionnel d’éclairer un secteur économique souvent méconnu, y compris de ceux qui y participent pleinement, comme  lecteurs et parfois auteurs.

On pourrait commencer de façon assez large à propos de l’état de la librairie aujourd’hui, pour en détailler les grands enjeux et ensuite s’attarder sur les enjeux spécifiques de la librairie indépendante — car quand on parle de librairie on oublie parfois qu’il n’y a pas que la librairie indépendante.
Il n’y a pas que la librairie indépendante en effet. Le Syndicat de la librairie française a vocation à regrouper les librairies, y compris des librairies qui capitalistiquement parlant ne sont pas indépendantes, comme les librairies d’éditeur qui sont aussi de très bonnes librairies. Je considère que, certes, les librairies Gallimard, par exemple, n’ont pas tout à fait les mêmes contraintes économiques que moi, mais globalement je pense que dans la tête d’un client, la notion d’indépendance dépasse la notion capitalistique et que derrière l’indépendance, il y a une manière de faire, une manière de travailler, et une manière d’être au monde et de se présenter dans le monde.

La distinction serait donc plutôt entre ces librairies-là, qu’elle


Sylvain Bourmeau

Journaliste, directeur d'AOC

Cécile MOSCOVITZ

Critique, Secrétaire générale d'AOC

Rayonnages

Culture