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Tunisie : la « démocratisation » ou l’oubli organisé de la question sociale

Le président Macron entame ce mercredi une visite d’État en Tunisie. Sept ans après, que reste-t-il vraiment d’un changement de régime survenu à la faveur de nombreux mouvements sociaux ? Tout aurait-il changé pour que rien ne change ?

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Sept ans après la révolution tunisienne, les mouvements de protestation dénonçant les conditions de vie, la vie chère, la marginalisation des régions de l’intérieur et du sud, l’exclusion de pans entiers de la population, les violences policières, l’indignité des traitements par l’administration, et la corruption peuvent donner l’impression que « tout a changé pour que rien ne change » et justifier les discours de désenchantement et de retour à l’ancien ordre. Les analyses fleurissent d’ailleurs, dénonçant les blocages de l’économie qui nourriraient les revendications sociales et fragiliseraient la démocratie, annonçant le retour des caciques du régime Ben Ali au nom d’un besoin urgent de compétences réformatrices, préconisant une reprise en main sécuritaire pour prévenir désordre et...