Serge Kaganski

Journaliste, Critique de cinéma

Serge Kaganski est un journaliste né en 1959 . Critique de cinéma aux Inrockuptibles de la création du magazine en 1986 jusqu’en 2018, il est aujourd’hui journaliste indépendant.

 

Ses publications sur AOC

mercredi 15.07.20

Critique

Les sopranos – à propos de Celles qui chantent de Loznitsa, Moussaoui, Deliquet et Panahi

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De la comédie du pouvoir de Sergei Loznitsa à la résistance au pouvoir de Jafar Panahi, des ors des grandes villes à la terre nue d’un village pauvre ou d’une grotte, Celles qui chantent célèbre les voix de femmes qui résistent aux pouvoirs quels qu’ils soient, sous toutes les latitudes. La voix est une instance irréductible, se dressant face à l’oppression politico-religieuse, face à la maladie, face à la misère. Quatre cinéastes nous font voir la puissance et la musique de ces voix.

lundi 06.07.20

Critique

Il contient des multitudes – à propos de Rough & Rowdy Ways, le nouvel album de Bob Dylan

par

Premier album composé de nouveaux titres depuis Tempest en 2012, Rough and Rowdy Ways est sorti le 19 juin dernier. Après un fantastique ballon d’essai venu de nulle part pendant le confinement (« Murder most foul »), voici donc l’extraordinaire nouvel « album testamentaire » de l’increvable Bob Dylan. Décidément, le Zim connaît, depuis une dizaine d’années, l’une des périodes les plus fécondes de sa riche carrière.

vendredi 26.06.20

Critique

Flashes d’un cauchemar froid – en hommage à Moon Martin

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Qu’est-ce qui fait un bon « songwriter rock » : de bonnes mélodies, une structure singulière et accrocheuse, de bons textes ? Ou ces trois talents réunis, accouchant d’un tout qui vaut encore mieux que chaque partie ? Moon Martin était clairement ce héros qui excellait en tout. Hommage au Saint Laurent ou au Hergé du rock, disparu le 11 mai dernier.

mercredi 20.05.20

Critique

Au revoir Monsieur Dame – à propos de Michel Piccoli

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Michel Piccoli est mort à l’âge de 94 ans. Immense et humble, sa longue marche à travers le cinéma et le théâtre lui aura permis de faire un bout de chemin avec presque tout le monde. Comment cerner l’acteur qui s’est coulé dans tant de territoires, de visions, de budgets, de genres différents, en restant toujours lui-même, préservé, intact ? Peut-être est-ce là que réside le génie de Piccoli, cette manière de pouvoir exceller dans tous les cinémas, sans jamais devenir réductible à l’univers de l’un ou de l’autre. On réalise alors qu’on vient de perdre le plus grand acteur français. Il s’appelait Piccoli mais était gigante.

mardi 24.03.20