A Analyse

Justice

Justice terroriste, l’exception du quotidien

Politiste

Par leurs logiques politique, médiatique et judiciaire, les procès « Jawad », « Abdelslam » ou « Merah » contrastent avec le quotidien des jugements des « revenants » ou des aspirants djihadistes. Tel est le résultat d’une patiente observation ethnographique au cœur d’un système judiciaire qui tente de maintenir une forme de « normalité », loin des représentations dominantes et des procès d’exception.

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« Procès Jawad », « Procès Abdelslam », depuis deux semaines les agendas judiciaires ont ouvert les premières étapes du long chemin d’audiences qui mènera aux jugements des attentats du 13 novembre 2015. Les logiques judiciaires, médiatiques et politiques qui ont accompagné ces deux procès, l’un à Paris et l’autre à Bruxelles, exposent aux yeux des opinions publiques des scènes judiciaires terroristes singulières. Plus de trois cents journalistes accrédités pour le « procès Abdelslam », autour d’une centaine pour le « procès Jawad ». Des accusations juridiques qui interrogent : « violence contre policiers » ou « terrorisme » pour Abdelslam, « recel » ou « participation » à un groupe terroriste pour les « logeurs » du 13 novembre. Dans ce dernier dossier, dont le verdict sera p...

Antoine Mégie

Politiste , Maitre de conférences à l’Université de Rouen