Dork Zabunyan

Critique, Professeur en études cinématographiques à l'Université Paris 8

Dork Zabunyan est professeur en études cinématographiques à l’université Paris 8. Ses travaux portent sur le cinéma comme « art impur », c’est-à-dire sur les relations qu’il entretient avec d’autres types d’images en mouvement (télévision, vidéo, internet, etc.). Ces recherches rencontrent divers sujets qui vont du cinéma documentaire aux jeux vidéo, du cinéma exposé aux relations entre cinéma et philosophie. Il collabore à différentes revues comme TraficCahiers du cinéma ou encore Critique. Il a notamment publié Les Cinémas de Gilles Deleuze (Bayard, 2011) et Foucault va au cinéma (avec Patrice Maniglier, Bayard, 2011, traduction anglaise, Foucault at the Movies, Columbia University Press, 2018). Il a dernièrement fait paraître L’insistance des luttes : images, soulèvements, contre-révolutions (De l’incidence éditeur, 2016). Il prépare un ouvrage sur les images de Donald Trump, dans le prolongement d’un premier texte paru récemment : « De quoi Donald Trump est-il l’image ? » (Trafic, n°102, été 2017).

Ses publications sur AOC

mardi 07.04.20

Critique

« Gel imprévu » – sur L’Eclipse de Michelangelo Antonioni

par

L’Eclipse d’Antonioni ne porte pas la focale sur l’événement, extraordinaire, auquel le film doit son titre ; bien plutôt, à travers le silence, l’immobile, la suspension des mouvements et des temps, il nous invite à regarder comme pour la première fois l’infime du quotidien qui habituellement nous échappe. Sans emphase, ni surenchère, l’interruption péremptoire de l’ordre du commun nous ouvre alors un monde de possibles, du plus sentimental au géopolitique.

mercredi 30.10.19

Opinion

À quoi servent les images de la catastrophe écologique ?

par

Si les récits apocalyptiques sont omniprésents, l’image reste un point aveugle de l’analyse des mobilisations écologiques. Tenter de déplacer notre regard vers l’image écologique, qu’elle soit fixe ou animée, artistique ou pas, permettrait pourtant d’affiner la portée critique des discours, d’envisager leur renouvellement, d’en affirmer la puissance.

mardi 13.11.18
samedi 09.06.18

Entretien

Jim Hoberman : « Le cinéma fait partie d’un système bien plus large, le système des images »

par et

Examiner la politique américaine à travers le prisme du cinéma, et réciproquement : les ouvrages de Jim Hoberman, critique et théoricien du cinéma américain, soulignent l’entrelacement entre la production cinématographique, notamment hollywoodienne, et la création de récits politiques. Cette relation privilégiée connaît actuellement des changements profonds : alors que Daech s’inspire des films hollywoodiens, que le mouvement MeToo entraîne la chute d’Harvey Weinstein et que Donald Trump incarne la victoire de la téléréalité en politique, Hollywood et le cinéma sont à la recherche d’une contre-narration.

lundi 23.04.18

Opinion

La Syrie en images : de la banalisation de l’horreur à l’horreur du banal

par

Depuis le début du soulèvement syrien en 2011, des représentations de l’insoutenable, recourant souvent à une esthétique du choc, ne manquent pas, et se destinent à sortir la communauté internationale de sa torpeur. Tout en nous interrogeant sur la banalisation de l’horreur, elles se contentent bien souvent de ne montrer que l’aspect le plus spectaculairement dramatique du conflit, laissant hors-champ toutes les inventions quotidiennes des révolutionnaires.