Dork Zabunyan

Critique, Professeur en études cinématographiques à l'Université Paris 8

Dork Zabunyan est professeur en études cinématographiques à l’université Paris 8. Ses travaux portent sur le cinéma comme « art impur », c’est-à-dire sur les relations qu’il entretient avec d’autres types d’images en mouvement (télévision, vidéo, internet, etc.). Ces recherches rencontrent divers sujets qui vont du cinéma documentaire aux jeux vidéo, du cinéma exposé aux relations entre cinéma et philosophie. Il collabore à différentes revues comme TraficCahiers du cinéma ou encore Critique. Il a notamment publié Les Cinémas de Gilles Deleuze (Bayard, 2011) et Foucault va au cinéma (avec Patrice Maniglier, Bayard, 2011, traduction anglaise, Foucault at the Movies, Columbia University Press, 2018). Il a dernièrement fait paraître L’insistance des luttes : images, soulèvements, contre-révolutions (De l’incidence éditeur, 2016). Il prépare un ouvrage sur les images de Donald Trump, dans le prolongement d’un premier texte paru récemment : « De quoi Donald Trump est-il l’image ? » (Trafic, n°102, été 2017).

Ses publications sur AOC

vendredi 22.01.21

Analyse

Trois scènes du Capitole : la guerre des images a bien eu lieu

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En l’espace de deux semaines, le Capitole a été le lieu de trois scènes qui se répondent, et resteront longtemps dans les mémoires : la cérémonie d’investiture de Joe Biden et Kamala Harris le 20 janvier, précédée des images de Washington transformé en zone de guerre, et avant cela bien entendu des images de la tentative d’insurrection menée par les partisans de Donald Trump le 6 janvier. Trois batailles pour une séquence qui montre que les images sont au cœur de la guerre pour la survie des institutions démocratiques, comme de notre capacité à les renouveler.

lundi 02.11.20

Analyse

La sidération Trump

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Le mépris affiché à l’égard de Trump, aussi légitime soit-il à certaines occasions, renvoie trop souvent à un mélange d’arrogance et d’esquive qui nous fait manquer les mécanismes d’un exercice du pouvoir dont les conséquences, elles, sont bien réelles et durables. Il faut donc aller y voir de près et, en un sens, éprouver de l’intérieur le matériau audio-visuel qui galvanise la base électorale de Trump, et tracer la carte des images de Trump et de leur circulation.

mardi 07.04.20

Critique

« Gel imprévu » – sur L’Eclipse de Michelangelo Antonioni

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L’Eclipse d’Antonioni ne porte pas la focale sur l’événement, extraordinaire, auquel le film doit son titre ; bien plutôt, à travers le silence, l’immobile, la suspension des mouvements et des temps, il nous invite à regarder comme pour la première fois l’infime du quotidien qui habituellement nous échappe. Sans emphase, ni surenchère, l’interruption péremptoire de l’ordre du commun nous ouvre alors un monde de possibles, du plus sentimental au géopolitique.

mercredi 30.10.19

Opinion

À quoi servent les images de la catastrophe écologique ?

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Si les récits apocalyptiques sont omniprésents, l’image reste un point aveugle de l’analyse des mobilisations écologiques. Tenter de déplacer notre regard vers l’image écologique, qu’elle soit fixe ou animée, artistique ou pas, permettrait pourtant d’affiner la portée critique des discours, d’envisager leur renouvellement, d’en affirmer la puissance.

mardi 13.11.18