David Guilbaud

Haut-fonctionnaire

David Guilbaud est issu de la promotion George Orwell de l’École nationale d’administration. Il a écrit le livre L’Illusion méritocratique publié chez Odile Jacob en octobre 2018.

Ses publications sur AOC

jeudi 25 .04

Opinion

Supprimer l’ENA ? Et puis quoi ?

par David Guilbaud

La suppression de l’ENA figurait parmi les mesures de « sortie de crise » contenues dans le fameux non-discours du président Macron, celui qu’il devait tenir le soir de l’incendie de Notre-Dame. La retrouvera-t-on évoquée demain lors de la conférence de presse du président de la République ? Mais surtout de quoi cette fausse bonne idée s’avère-elle le symptôme ?

mercredi 23 .01

Critique

Goliarda Sapienza, le doute comme principe d’écriture

par David Guilbaud

Plus d’une quarantaine de cahiers et près de huit-mille pages, pendant vingt ans Goliarda Sapienza a couché sur papier ses pensées quotidiennes, pour une œuvre désormais considérée comme majeure de la littérature italienne contemporaine. Une sélection de ces Carnets vient de paraître en Français, qui montre l’importance du doute, l’impossible renoncement à une totale liberté intellectuelle et un engagement absolu dans une écriture du désengagement dogmatique.

mercredi 19 .12

Opinion

« Égoïstes, imbéciles, illuminés, poujadistes, vulgaires » : les Gilets Jaunes vus depuis une certaine haute fonction publique

par David Guilbaud

Plutôt que de prendre au sérieux les attaques dont elles font l’objet, les élites dirigeantes se sont trop souvent contentées de faire la sourde oreille, pointant la vulgarité et la désorganisation des Gilets Jaunes. Cette réaction, indigne de la haute fonction publique, ne fait qu’aviver l’ire populiste et met véritablement en péril la démocratie, les forces autoritaires récupérant à leur compte la ferveur militante.

lundi 15 .10

Analyse

La méritocratie, une illusion à dissiper pour viser l’égalité

par David Guilbaud

La méritocratie est le poison de l’idéal républicain. Elle dissimule la reproduction sociale, naturalise les inégalités et impute à tous ceux qui échouent la responsabilité de leur échec. Se débarrasser du « si on veut on peut » s’avère donc la première étape pour éradiquer l’élitisme mortifère, et rendre d’autres destins désirables.