Didier Demazière

Sociologue, Directeur de recherche au CNRS-Centre de sociologie des organisations (Sciences Po)

Didier Demazière est sociologue, chercheur au CNRS et enseignant à Sciences Po. Il est membre du Centre de Sociologie des Organisations. Il est spécialiste des marchés du travail, qu’il étudie à travers le prisme du chômage, en France comme dans d’autres pays comme le Brésil, la Japon, la Belgique, etc. Il a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les parcours de chômeurs, le fonctionnement des politiques publiques d’accompagnement, le contrôle de la recherche d’emploi. Par ailleurs il analyse aussi les carrières professionnelles des élus politiques et des sportifs de haut niveau.

Ses publications sur AOC

mardi 20.10.20

Analyse

Ce que la pandémie du Covid-19 fait au chômage

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À l’évidence, la crise économique causée par la pandémie de Covid-19 a provoqué une forte augmentation du chômage, y compris en France, malgré la mise en place du « chômage partiel ». Et pourtant, les chiffres de l’INSEE disent l’inverse. Car la notion même de chômage semble plus que jamais difficile à circonscrire : traditionnellement défini comme la recherche active d’un emploi, il renvoie en fait à une réalité bien plus vaste, qu’on ne peut comprendre que si l’on perfectionne nos instruments de mesure.

vendredi 28.06.19

Analyse

La réforme de l’assurance chômage : pénaliser les chômeurs et fragiliser le système assuranciel

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La réforme de l’assurance-chômage promue par le gouvernement est justifiée par l’objectif de réduction du déficit de l’Unedic. Côté dépenses, elle durcit considérablement les conditions d’octroi des allocations aux chômeurs, côté recettes, elle majore à la marge les cotisations sur certains contrats courts. Détachée de toute réflexion stratégique, elle est l’occasion manquée d’une réforme structurelle de l’assurance chômage que seul l’État pouvait conduire. Ses conséquences sont néanmoins lourdes : à court terme elle pénalise les chômeurs et salariés confrontés à l’instabilité et la précarité ; à moyen terme elle fragilise la légitimité du principe assuranciel.