François Jost

Sémiologue, Professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle-Paris 3

François Jost est professeur à la Sorbonne Nouvelle Paris III. Il a crée le Centre d’Etudes sur l’Image et le Son Médiatiques (CEISME), qu’il a dirigé pendant vingt ans, et le Laboratoire Communication Information Médias de 2012 à 2016. Il est Professeur invité dans de nombreuses universités à travers le monde. Spécialiste de l’image, il a écrit ou dirigé plus d’une trentaine de livres sur le cinéma et la télévision et publié 150 articles. Derniers livres parus : Le Culte du banal (CNRS éditions, 2007, repris en édition de poche Biblis), De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ? (CNRS éditions, 2011), Les nouveaux méchants dans les séries (Bayard, 2015), Pour une éthique des médias (L’Aube, 2016) Breaking Bad. Le diable est dans les détails (Atlande, 2016), La Méchanceté en actes à l’ère numérique(CNRS Editions, 2018)

Il est directeur de la seule revue francophone dédiée à la télévision : Télévision (CNRS éditions) et d’une collection de livres consacrée aux séries, A suivre, chez Atlande.

Ses publications sur AOC

mardi 22.09.20

Analyse

Le retournement carnavalesque de la haine des médias à l’heure du coronavirus

par

Depuis la rentrée, les anti-masques font parler d’eux, le premier Ministre les rappelant « à l’esprit de responsabilité », une étude de la Fondation Jean Jaurès pointant la dimension « complotiste » de cette mobilisation. Comme au moment des Gilets jaunes, cette méfiance s’exprime contre la parole politique mais aussi contre les médias traditionnels. Pourtant, si les premiers visaient prioritairement les mensonges de l’État et de l’information, les seconds vont plus loin : il ne s’agit plus seulement de nier, mais aussi d’affirmer une vérité fondée sur un retournement carnavalesque des valeurs et des hiérarchies.

mardi 15.10.19

Opinion

Médias : de la méfiance à la haine

par

L’emballement ayant suivi l’arrestation d’un faux Dupont de Ligonnès a, une nouvelle fois, mis en évidence les logiques médiatiques qui président à de nombreux choix éditoriaux. Relisons cet événement à l’aune de la crise médiatique actuelle – car si les chaînes d’information semblent se délecter de ces heures de vaine parole, elles ont bien un retentissement, du côté du public, passé de la défiance à la méfiance, et de la méfiance à la haine.

mardi 10.07.18

Analyse

Les masques de la méchanceté 2.0

par

La récente condamnation par la justice des harceleurs de la chroniqueuse Nadia Daam offre l’occasion de s’interroger sur les mécanismes à l’œuvre dans ce type de comportements. Faire le mal en ligne et agir en « troll » est facilité par l’anonymat, qui déresponsabilise les internautes et favorise ainsi trois sinistres instincts : le plaisir de diviser, de salir, et le désir d’anéantir.