Jean Bérard

Historien, maître de conférences en histoire à l’ENS Paris-Saclay

Jean Bérard est maître de conférences en histoire à l’ENS Paris-Saclay, et chercheur à l’Institut des sciences sociales du politiques (ISP), en délégation au Groupe de recherche en histoire environnementale du Centre de recherches historiques (EHESS) en 2020-2021. Ses recherches portent sur les mobilisations militantes de la justice. Sa thèse a été publiée en 2013 aux Presses de Sciences-po : La justice en procès, Les mouvements de contestation face au système pénal (1968-1983). Sur l’histoire des luttes contre les violences sexuelles, il a notamment publié « Dénoncer et (ne pas) punir les violences sexuelles ? Luttes féministes et critiques de la répression en France de mai 68 au début des années 1980 », Politix, 2014/3 (N° 107).

Ses publications sur AOC

mardi 12.01.21

Analyse

L’inceste, le silence et la justice : retour sur l’expérience canadienne

par et

Dans La familia grande, paru il y a quelques jours, Camille Kouchner accuse son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau, quand celui-ci avait 13 ans, dans les années 1980. Souvent, les incestes – et plus généralement les violences sexuelles familiales – restent longtemps enfouis dans le silence, ainsi que les traumatismes. Dès lors, ne faut-il pas étendre ou supprimer les délais de prescription ? À cet égard, le Canada, où il n’y a pas de prescription en matière criminelle, offre un intéressant terrain d’observation.